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 Regarde-moi, reconnais-moi, … [R.]

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MessageSujet: Regarde-moi, reconnais-moi, … [R.]   Mar 3 Mar - 15:02



Clark Dawson & Lainey A. Koerner
Let Me Explain Me



    Ce soir, je trainais de rues en rues, j'étais en ronde, les rues étaient désertes. Il faut dire qu'à ses heures, on ne voyait plus grand onde, soit ils étaient tous rentrés chez eux où ils faisait la fête en boîte de nuit, profitant des soirées à thèmes pour se faire passer plus âgé qu'il ne l'était en réalité. Je n'avais pas trop la tête à travailler ce soir, après tout j'étais libre de faire ce que je désirais, de plus ça faisait un petit bout de temps que j'étais arrivé ici et à chaque fois que je traversais ces ruelles, je finissais par me retrouver devant son lieu de travail. Je n'y étais jamais entré durant ses horaires ou encore durant les jours où elle pouvait fréquenter le coin, je désirais me tenir à distance et trouver le bon moment pour pouvoir pouvoir croiser son regard et pas forcément lui parler. Je savais que de toute façon elle ne me laissera pas vraiment le temps de dire grand chose, elle ne m'écouterait sûrement pas et passerait son chemin comme elle était passée à côté de moi lors de notre première rencontre. A force d'attendre, je me posais de plus en plus de questions, et en laissant les heures filer, elle pouvait connaître d'autres personnes, s'attacher à d'autres que moi et je ne le désirais pas, en tout cas pas avant avoir tenu une discussion. J'espérais seulement que je n'attendais pas trop, et c'est peut-être pour cette raison que je m'étais arrêté devant le bar qui se trouvait en face de moi. Je voyais des gens entrer, et d'autres ressortir, et moi j'étais là, dehors en train de me demander si je devais avancer et pousser cette porte et me faire passer pour un client comme les autres.

    Lentement, je sortis une main de ma poche afin d'ouvrir légèrement mon blouson pour finalement m'avancer tout en m'imaginant la façon dont allait se passer la suite. Il y avait plusieurs possibilités; Je pouvais très bien tomber sur elle, la bousculer et avoir droit à un regard des plus assassins. Je pouvais très bien l'ignorer et regarder ce qu'il se passerait autour de moi, mais je doutais avoir la force de ne pas déposer mon regard sur elle. e ne l'avais pas revu, ni même entendu. Lorsque je poussai la porte, j'entendis de nombreuses voix s'élever, ma main se plaquant immédiatement contre ma joue et faire dos au comptoir afin de glisser vers le fond de la salle. je ne savais pas si c'était du à la musique, mais j'entendais quelque chose raisonner en moi, peut-être que c'était on cœur mais j'étais bien trop fier pour vous l'avouer. Je m'assoyai finalement sur une chaise, observant la seule personne qui occupait la table. Un bref sourire puis mon regard figea le bar, ainsi que cette femme qui était de dos. Je n'eus pas de peine à reconnaître cette main qui repoussa sa chevelure derrière son épaule, ni même cette façon de sourire une fois qu'elle se retourna afin d'offrir la commande d'un client. Tandis que je me contentais de jeter de brefs regards, j'entendis une voix attirer mon attention.


    «Si vous pensez que les serveuses vont se déplacer pour vous, vous pouvez toujours courir.»

    J'observai la jeune femme qui était à côté de moi, puis me levant de la table, je lui demandai si je pouvais lui offrir quelque chose. Après tout ce n'était pas aujourd'hui que j'allais pouvoir tenir une discussion sérieuse avec Lainey, ce n'était pas l'endroit et puis certainement que si je me limitais à une commande, à un sourire et à quelques regards, cela me suffirait. Je passerais ma soirée à une table en compagnie d'une inconnue à qui je ne parlerais pas, ce serait juste un élément qui expliquerait ma présence dans ce bar, juste ça. En allant vers le bar, je m'efforçai de ne pas croiser son regard, ni même ceux qu'elle déposait sur ses clients, car après tout, je ne crois pas que son regard s'était encore déposé sur celui que j'étais. Et d'ailleurs, lorsque je me retrouvai au bar, j'avais tourné la tête en direction de l'autre serveuse… Après tout, si c'était elle qui me reconnaissait, ce serait à elle d'engager al conversation, et moi, je serais celui qui n'avais rien demandé.

    «Excusez-moi…!»
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Lainey A. Koerner
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MessageSujet: Re: Regarde-moi, reconnais-moi, … [R.]   Mar 3 Mar - 17:02

    Le travail pour certains c’est emmerdant, rien de très intéressant et le seul point positif est que l’on gagne de l’argent, mais encore là, pas autant qu’on le voudrait. Pour moi, c’est très différent. Le travail me change les idées. Si j’étais seule dans la maison que je louais, je sais très bien que je serais assise devant mon téléviseur à regarder un film triste en mangeant de la crème glacée au chocolat. Je pouvais bien mettre un sourire sur mon visage et prétendre être toujours de bonne humeur, mais le truc était, que je n’étais pas heureuse. J’aimais quelqu’un mais je l’avais perdu, pour moi il était mort. Alors pour l’oublier, je travaillais, je buvais avec les clients et je m’amusais avec tous ceux que je rencontrais. La meilleure façon de passer par-dessus quelqu’un est d’aller en dessous d’un autre pas vrai ? Arrivée en Grèce n’était pas aussi facile qu’on aurait pu le croire, trouver un job, une maison, se faire des connaissances pour ne pas passer le reste de sa vie seule, car s’il y avait bien une chose dont j’étais sûre, je ne retournerais pas en Tennessee. Je ne voulais pas courir le risque de le voir, mon cœur ne le supporterait pas et je savais que juste à regarder dans ses yeux, je lui pardonnerais toutes les erreurs qu’il avait pu commettre, comme je le faisais chaque fois. Rompre avec lui avait pris tout mon petit change, et je n’étais pas prête à revenir sur ma décision. J’avais fait un choix, mais lui aussi en décidant de tout changer sans même m’en parler.


    Le bar était rempli ce soir, je ne savais pas si c’était une journée spécial ou si tous le monde envie avait de boire ce soir. Peu importe, c’était rempli et on avait à peine le temps de parler avec les clients qu’un autre arrivait déjà. C’est bien quand on veut passer le temps, mais c’est amusant d’apprendre à connaître le monde. J’étais habitué à ma petite clientèle, le petit alcoolique qui me faisait toujours rire, celui qui n’arrive jamais à draguer une fille, mais ce n’est pas parce qu’il n’essaie pas. On s’attache vite à des personnes comme celles-ci. Une vodka par ci, un sex on the beach par là, disons que je n’arrivais pas à tout faire seule, c’est pour cela qu’on avait du appeler en renfort d’autres barmaid. Oui, vous l’aurez compris qu’on est plus de filles que de mec qui travaillent à cet endroit. Posez la question au patron si vous voulez savoir le pourquoi du comment. Moi je m’en fou tant que j’ai mon argent à la fin de la semaine. «Excusez-moi…!» Encore un autre client qui voulait se faire servir, peut-être qu’il donnerait un bon type celui-là. Je me tourna donc vers lui et cessa tout mouvement. Clark … ou je ne sais plus trop qui il est. Que faisait-il ici. Il m’avait pourtant toujours dit que j’étais la seule à aimer la Grèce, et que jamais il ne quitterait son petit coin pour rien au monde. Je repris le contrôle de mon corps et me dirigea vers lui pour le servir.


    « Qu’est-ce que je vous sers ce soir monsieur ? »

    Je lui avais dit en le quittant, il était mort à mes yeux. Celui que je voyais était simplement la réplique parfaite de l’homme que j’avais aimé. Je ne connaissais pas son nom, ni sa famille, ni pourquoi il était en Grèce. Je me fichais bien de savoir pourquoi il était ici, surtout que je venais de voir la demoiselle qui lui faisait signe de se dépêcher de revenir. Je le regardais lui sourire, pour me rendre jalouse peut-être ? Aucune idée, mais il m’énervait lui et son sourire. Je pris donc le pichet à eau puis commença à l’arroser. Le patron avait très bien dit que si une fois de temps en temps on avait envie de tuer quelqu’un qui nous énervait au bar, on avait qu’à l’arroser, et qu’on se sentirait mieux. Bizarrement, c’était loin d’être le cas. Je ne me sentais pas mieux. Je reposa le pichet puis m’accota sur le comptoir du bar pour le regarder de plus près.

    « Désolée, je vous ai pris pour un de mes ex, mais j’oubliais qu’il était mort ! »

    Il avait l’habitude de mon caractère, il était d’ailleurs le seul qui connaissait cet aspect de ma personnalité à vrai dire. Ma sœur aussi, mais bon, elle est ma jumelle alors c’est un peu normal. Pour beaucoup de personne j’étais Lainey, la jolie fille heureuse qui faisait que des conneries et qui adorait faire rire le monde. Pour lui, j’étais Lainey, l’écrivaine qui disait ce qu’elle pense et qui a vécu les pires histoires du monde. Clark Dawson, il me manquait, mais j’avais accepté le fait qu’il était mort. Lui, je ne savais rien de lui, et je ne voulais rien savoir non plus.


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MessageSujet: Re: Regarde-moi, reconnais-moi, … [R.]   Mar 3 Mar - 17:44

    Je ne sais pas si j'espérais réellement qu'elle me remarque, mais ce dont je suis certain, c'est que ce fut sa voix qui eut l'effet de me tourner face à elle. Nous étions à même pas un mètre l'un de l'autre et mon regard s'était déjà perdu dans le sien. Je restai silencieux tandis que je réfléchissais à ce que je désirais, je me rappelai bien de la commande de l'inconnue avec qui j'avais partagé ma table, mais de la mienne, j'avais un doute. Peut-être était-ce un automatisme? Sûrement que je désirais observer encore un peu plus Lainey, mais j'entendais déjà un type à côté de moi râler pour que je parle, car il avait sa huitième vodka à avaler. Déposant mes mains sur le bar, je me penchai légèrement et pris alors la parole.

    «Une bière et… » Et? Et apparemment la seconde chose était un pichet d'eau plutôt froide. Je n'avais pas vraiment réagi, j'avais juste fermé les yeux en comprenant le message de celle qui devait être la dernière à vouloir me voir. La tête légèrement baissée, je préférai en sourire, attendant d'entendre le pichet claquer sur le comptoir, je relevai doucement la tête tandis que je passai ma main sur mon visage afin de repousser les nombreuses gouttes qui longeaient mon front et mes joues. J'entendais autour de moi des mecs éclater de rire, certains prononçaient de celle qui était en face de moi en la félicitant. Je ne sais pas comment j'avais fait, mais j'avais rigolé avec eux tout en ouvrant mon blouson pour finalement le déposer sur le comptoir et tirer sur mon T-shirt légèrement mouillé. Lâchant un petit soupir, j'écoutai ce que me lança Lainey. Ça faisait mal, extrêmement mal mais je ne souhaitais pas montrer qu'elle me blessait, c'est ce qu'elle cherchait après tout. Elle savait que ce point précis était la cause de ce qui nous arrivait aujourd'hui et devait certainement se douter que ce n'était pas la plus chose facile à mes yeux. Attendant que les choses se calment autour de moi, je me frottai lentement le front d'un air gêné, seul moyen pour moi de calmer ce qui était en train d'exploser en moi, me permettant finalement de regarder Lainey et de lui répondre d'un air désolé.

    «C'est moi qui suis désolé… Sincèrement.» lui avais-je lancé tout en essayant de ne pas montrer une quelconque faiblesse. Il suffisait d'un signe et je pouvais être certain que Lainey continuerait à balancer, jusqu'à ce que je lui tourne le dos et qu'elle ait gagné. Voilà, seulement j'avais connu son caractère et je savais qu'elle pouvait perdre patience, alors autant continuer à rester juste devant elle. «Donc je disais une bière et… Une vodka s'il vous plaît. J'ai peur de prendre froid maintenant que je suis trempé.»

    L'alcool? J'en buvais mais ce n'était pas forcément la chose à laquelle j'arrivais à tenir tête. J'avais beau avoir l'air d'un mec qui pouvait s'enfiler un litre de Vodka, dès le deuxième verre ma tête commençait déjà à tourner. Heureusement que j'avais une invitée surprise à ma table, elle le videra sûrement à ma place. D'ailleurs je me doutais bien que Lainey avait remarqué la jeune femme et je me demandais même si c'était la cause du geste qu'elle avait entrepris plus tôt. A la base, je ne voulais pas la rendre jalouse, mais c'était un atout… mais fallait-il encore ne pas en abuser car je connaissais trop bien Lainey, et elle était capable de faire pire et c'est bien ce qui me dérangeait. Je tirai à nouveau sur mon T-shirt qui collait à ma peau, je lâchai un soupire d'agacement pour finalement l'effacer en m'écriant

    «Et payez une tournée à toutes les personnes au comptoir, c'est ma façon de m'excuser de les faire attendre.» Apparemment, c'était ce qui plaisait puisque je sentis mon dos être l'objet de quelques tapes amicales. J'acquiesçai doucement en direction de ceux qui me regardaient et posai mon attention sur celle qui était à ma table. Elle me regardait d'une façon un peu trop amicale à mon goût et je secouai la tête tout en rigolant pour remarquer que malgré ma commande, Lainey avait trouvé le moyen de faire peser son regard sur moi. Je soutins alors son regard en faisant attention à ses moindres faits et gestes, je lui souriais lorsqu'elle se forçait à le faire et j'échangeais quelques regards avec les types au comptoir.
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Lainey A. Koerner
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MessageSujet: Re: Regarde-moi, reconnais-moi, … [R.]   Mar 3 Mar - 20:08

    Comment ne pas le remarquer. Il avait de magnifiques yeux, un corps parfait et sa voix, sa voix avait toujours été magique pour moi. Il était le seul qui avait cette voix douce, mais sérieuse par la même occasion. Je le regardais passer sa commande, ou plutôt ne rien dire du tout, pendant que les autres clients râlaient encore. Que voulez-vous, j’offrais un service rapide, pas du placotage en faisant attendre une heure les autres. J’avais une limite de patience et je savais que plusieurs autres étaient dans le même panier que moi. «Une bière et… » Il avait perdu la mémoire, il n’arrivait pas à se souvenir ce que la folle qui était assise à sa table désirait. Ou bien était-ce que lui voulait qu’il n’arrivait plus à se souvenir. Il avait souvent été indécis alors c’était comprenable.

    « J’ai d’autres clients, alors dépêche. » lui avais-je répondu après l’avoir gentiment arrosé d’eau froide. C’était tout moi, on ne revient pas vers moi en agissant comme si de rien était. Je suis d’accord pour dire que je n’avais aucune preuve concrète sur le fait qu’il était ici pour moi, mais il détestait la Grèce, il voulait tout simplement rester en Tennessee, alors disons que quelques points me donne raison à ce sujet. Pendant que les autres clients riaient, moi j’essayais de calmer la colère qui montait en moi, j’avoue que c’était amusant d’avoir fait ce que j’ai fait, je me suis amusée, mais ce n’était pas assez pour ce qu’il m’avait fait endurer. J’aurais pu tout simplement le servir et en rester là, je n’avais pas besoin ainsi d’entretenir une conversation avec lui, mais je ne m’appelais pas Lainey Americus pour rien. Quand je commence quelque chose, je dois le finir, et je me dois de le finir en beauté. «C'est moi qui suis désolé… Sincèrement.» Pour qui se prenait-il pour me dire qu’il était désolé. Comme si les seuls mots que j’attendais de lui étaient ceux-ci. Il se trompait, il avait besoin de plus que de simple excuse pour que je lui adresse la parole, et il devait bien le savoir. Quand je commençais à détester quelqu’un, cela se faisait très rapidement, et quand elle essayait de se racheter, cela se faisait très lentement.

    « Désolée c’est pas assez chéri. Retourne avec ta pute de la soirée, tu devrais lui donner un pourboire, j’ai entendu dire qu’elle pouvait être dangereuse sinon!» Je l’avoue, je ne la connaissais pas et je ne l’avais jamais vu, mais croyez-moi, je ne l’aimais déjà pas. S’il couchait avec elle, je crois que je lui arrachais la tête, non seulement à elle, mais à lui aussi. Non pas la tête, mais je lui arrache les yeux comme ça il ne pourrait plus jamais voir une seule fille de sa vie. Un peu folle? Non, c’est le côté de ma mère, elle disait souvent cela à propos de mon père quand il en regardait une autre! «Donc je disais une bière et… Une vodka s'il vous plaît. J'ai peur de prendre froid maintenant que je suis trempé.» J’en serais même heureuse s’il venait à être malade. C’est tout ce qu’il méritait. Bon je ne souhaitais pas que cela finisse en pneumonie et qu’il puisse en mourir, mais vous voyez ce que je veux dire. «Et payez une tournée à toutes les personnes au comptoir, c'est ma façon de m'excuser de les faire attendre.» À ce moment, tout le monde commençait à applaudir et moi je voulais mourir. Encore plus de boulot puisque l’autre venait justement de prendre sa pause, au moment où mon ex venait d’arriver et proposer une tournée à tous le monde. En Grèce, une tournée ce n’est pas une simple vodka, c’est de la bière à volonté et tout, une barmaid lors de ces fameuses tournées, veulent mourir!

    Je lui servis ce qu’il voulait, en même temps que ce que tous les autres voulaient. Une fois l’autre barmaid revenu, je sortis de derrière le comptoir pour le prendre par le bras et l’emmener avec moi dans la chambre froide où on rangeait toutes les boissons.


    « Qu’est-ce que tu fais ici? Tu me suis c’est ça? Tu ne comprends pas le fait que je ne veux rien avoir à faire avec toi? Oh et désolée si tu as froid en étant tout trempé, je n’y ai tout à fait pas pensé. »

    Je le regardais, lui et seulement que lui. Il me devait des explications, sinon il aurait le droit de recevoir un coup de bouteille glacée sur la tête de ma part. Violente? À mes moments quand je sens que je devrais être sur mes gardes. Puis je ne pu m’empêcher de repenser à la femme à qui il payait un verre, mais elle était qui celle-là? Sa femme de poche ou quoi.

    « Et si t’essai de me rendre jalouse avec l’autre pimbêche et bien tu te trompes. Sache que je m’amuse comme une petite folle en Grèce. Les Grecs sont si beaux alors comment résister ! »

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MessageSujet: Re: Regarde-moi, reconnais-moi, … [R.]   Mer 4 Mar - 11:49

    En décidant de suivre Lainey, j'avais conscience que je n'aurais pas le droit à un sourire, à des paroles sympathiques ou encore une conversation calme. Cependant je ne m'imaginais pas devoir affronter un regard qui démontrait autant de haine. A force d'observer ses deux iris, j'avais l'impression que j'allais me faire tuer dans les prochaines minutes qui suivraient, pourtant je me forçais encore à sourire afin de ne pas montrer la détresse qu'il y avait en moi face à celle qui se tenait devant moi. Je m'étais dit que ce soir ne serait pas le bon moment pour parler des choses de façon sérieuse, je savais aussi que l'on arriverait pas à se comprendre, surtout vu comment les choses avaient débuté. J'avais eu droit à sentir son agacement suite à mon hésitation sur ma commande, et pour m'aider on m'avait offert un pichet d'eau fraîche. Le message était clair, plus vite je désertais, mieux ce serait et pourtant, je resterais. je venais peut-être de me faire remarquer auprès des habitués, mais j'avais l'intention de rattraper, je ne savais pas encore comment mais certainement que j'aurais la solution pour renverser la situation et pourquoi pas, agacer encore plus Lainey? Après tout, c'était elle qui avait déclenché les événements et tout ce qu'elle récolterait serait mérité. Seulement je ne comptais pas la blesser, car sûrement que le fait d'être là ne l'aidait pas à refermer le chapitre de notre histoire. peut-être d'ailleurs que je venais juste de l'ouvrir et elle se jetait sur moi afin d'empêcher tout souvenirs de remonter à la surface. J'avais beau avoir changé d'identité, mon physique n'avait pas changé, je ressemblais toujours à Clark Dawson et elle ne pouvait pas le nier, jamais elle ne le pourrait d'ailleurs. Enfin voilà, désormais j'étais là et je devais assumer mon choix, c'est aussi pour ça que je m'excusai auprès d'elle pour finalement recevoir en retour des reproches, loin d'être étonnant, encore une fois. Le fait qu'elle traite l'inconnue de pute ne me fit pas réagir, après tout c'était peut-être vrai et elle avait l'air de la connaître.

    «J'ai pas l'intention d'en faire plus, pas ici en tout cas. Et puis que ce soit une pute ou non, elle aura que des verres, quoiqu'après tout, je me suis fait larguer il y a quelques mois, j'aurais le droit d'en profiter.»
    A peine avais-je dit cela que mon regard avait fuit celui de Lain'. Je n'assumais pas mes mensonges et c'en était un, je ne désirais en aucun cas me rabattre sur quelqu'un d'autre pour l'oublier, puisque de toute façon, je n'en avais pas l'envie. Et puis bon, j'avais rattrapé le coup en me vengeant de la ridiculisation que j'avais du subir toute à l'heure et commandait une tournée générale pour les gens présents au bar. J'étais au moins sûr d'une chose, c'est que le regard qu'elle m'adressa avant de se retourner pour préparer les bières ne fut pas celui d'une amoureuse, mais d'une tueuse. Je gardai malgré tout le sourire et l'observai du coin de l'œil, ne pouvant m'empêcher de manquer le moindre sourire qu'elle pouvait esquisser suite à une remarque d'un type complètement saoul dont j'avais déjà enregistré le visage. Lors que je vis la commande devant moi, je déposai quelques billets sur le comptoir pour finalement me retourner et rejoindre ma table. Alors que je tendis les verres à l'inconnue, je sentis mon bras se faire tirer. Je me retournai et suivis Lain' dans une chambre froide apparemment, je n'avais pas forcément tout compris mais il avait suffi que j'entende sa voix pour que je sache la raison de m'avoir emmené ici… Moi qui espérais au plus profond de moi que c'était pour échanger un long et savoureux baiser, et bien je m'étais trompé, en même temps je savais que ce n'était pas ce qui allait arriver.

    «J'avais des ennuis aux Etats-Unis, on m'a envoyé ici pour le moment. Je l'ai compris, mais je pense qu'on a encore des choses à se dire. On a pas terminé notre conversation, en tout cas je n'ai pas pu te faire comprendre car tu t'es fixée. T'as été égoïste sur ce coup, tu n'as pensé qu'à toi et très peu à nous, et encore moins à moi.»


    Elle ne m'avait pas écouté ou plutôt elle ne m'avait pas laissé le temps de tout lui expliquer. Elle avait pensé à elle, puis à nous… Et moi dans tout ça, j'étais celui qui était mort, celui qui n'existait plus et qui n'avait plus rien le droit de dire puisque je n'étais plus celui qu'elle aimait. Pourtant j'étais le même, la seule chose qui allait changer était certains éléments de ma vie, je n'aurais plus de famille, je n'aurais plus le même non et prénom. Je ne sais pas si elle s'était rendu compte ou si elle se rendait encore compte que pour moi ça n'avait pas été facile. J'avais montré une quasi-indifférence face à elle, mais je n'étais pas fier de prendre ce choix, car en plus de me faire du mal, j'en faisais à ma famille.
    par la suite, j'aurais préféré être sourd. La réaction qu'elle avait eu était celle d'une vraie gamine et je détestais, surtout qu'elle cherchait à me provoquer et malheureusement pour moi j'étais tombé dans le panneau de la plus belle des façons. Elle cherchait à m'agacer et elle y était arrivée.


    «T'es contente? T'es fière de jouer la gamine? Je ne la connais pas cette femme, je suis entré et me suis installé à sa table. Et puis, ne me dis pas que tu n'es pas jalouse, sinon tu ne réagirais pas de cette façon. Tu as peur que je passe la nuit avec elle et toi pourtant, tu ne t'es pas gênée. Si tu crois que je ne suis pas au courant que tu couches avec n'importe qui, n'importe quand.»

    Je la fixai et m'en étais même approcher. J'étais énervé et ça se ressentait dans le teint de ma voix, tout comme dans mes yeux. Je venais de me rendre compte aussi que je lui avais dit que je savais qu'elle couchait avec n'importe qui et n'importe quand. J'avais fait la boulette de dire indirectement que je savais ce qu'elle fait, je n'avais plus qu'à espérer que sa colère l'empêche de trop réfléchir.

    «J'en ai rien à foutre de tes Grecs… Envoies-toi en l'air avec qui tu veux, tu as rompu, fais ta vie, je fais la mienne et là, tu viens de me donner une bonne raison de passer la nuit avec celle qui se trouve à ma table. Après tout, je ne dois plus me soucier de personne.»
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Lainey A. Koerner
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MessageSujet: Re: Regarde-moi, reconnais-moi, … [R.]   Mer 4 Mar - 18:21

    «J'ai pas l'intention d'en faire plus, pas ici en tout cas. Et puis que ce soit une pute ou non, elle aura que des verres, quoiqu'après tout, je me suis fait larguer il y a quelques mois, j'aurais le droit d'en profiter.» Il voulait me faire comprendre un message? Que je n’aurais pas du le laisser il y a quelques mois et que j’avais fait la pire erreur de ma vie. Il n’avait aucune idée. Mais à quoi bon dépenser toute mon énergie sur quelqu’un qui n’en valait tout simplement pas la peine. Je retourna donc à mon poste de barmaid, servant les clients, leur souriant en leur faisant comprendre que peut-être ils devraient arrêter sinon je leur prenais la clé de leur voiture. Qui sait, ça m’en ferait une pour retourner chez moi au moins! Car oui, j’avais mon permis, mais aucune voiture. Quel est le but d’avoir un permis si on ne peut avoir de voiture. Et bah l’argent. C’était ce qui manquait à mon compte en banque. Puis quand je me retourna vers lui, il était encore là, faut savoir que cela avait pris à peine 2-3 minutes, quand je parle, on m’écoute et on me fait confiance alors c’était rare que je devais me battre avec un client. « C’est un message que tu m’envois là, … ce que tu fais avec les filles, garde le pour toi. Je ne veux rien savoir. »

    Comme si ses relations sexuelles avec d’autres femmes que moi pouvait m’intéresser. J’étais peut-être celle qui avait coupé les ponts entre nous deux, mais je n’étais pas folle au point de vouloir tout savoir sur lui. J’étais tellement frustré contre lui qu’il aurait pu me dire n’importe quoi, que je n’aurais pu dire ce qui était vrai de ce qui était faux. Auparavant, je regardais dans ses yeux et je savais exactement ce qu’il pensait. Aujourd’hui, tout ceci était partit. Sûrement en même temps que son ancienne identité. On se demande pourquoi je l’ai laissé à cause d’une histoire aussi banale que cela. Pour moi c’était loin de l’être. Comment pouvait-il être avec quelqu’un alors qu’il ne savait même pas qui il était? Je devais être celle qui devait faire semblant d’avoir perdu l’amour de sa vie, mais qui bizarrement sortait déjà avec un autre. Je n’ai jamais aimé avoir le rôle d’une femme qui passe d’un mec à un autre. Je ne l’ai jamais été et je ne le serai jamais, mais cela il ne semblait pas le comprendre.


    Je le pris par le bras pour l’emmener dans cette chambre froide. Lorsque nous étions ensemble, on faisait souvent ce genre de truc, on allait se cacher dans un endroit public, tout simplement pour avoir notre moment d’intimité à nous deux. Profiter des lèvres et des bras de l’autre. Ce soir, s’il s’attendait à toucher mes bras, il n’aurait le droit qu’à ma main qui claque sur sa joue. C’était tout ce qu’il méritait après tout. Je lui avais demandé ce qu’il fichait ici et il m’avait répondu qu’il avait des problèmes aux États-Unis, cela ne disait pas pourquoi il était ici, en Grèce. Quelques secondes plus tard, il me traitait d’égoïste. J’avais l’impression que les yeux allaient me sortir du visage tellement qu’ils étaient devenus grand en un si bref instant. Moi égoïste? Pour qui se prenait-il pour m’insulter comme cela.
    « Égoïste? Parce que j’ai fait le bon choix pour ma propre santé mentale, tu me traites d’égoïste. Qui a choisit de rester dans le F.B.I malgré tout les risques, qui à décidé de ne pas se battre pour garder son identité, et qui l’a finalement changé? Ce n’est pas moi Clark … ou qui tu peux bien être. Je ne te reconnais plus. Clark Dawson est mort et tu peux pas me le ramener.»

    De la tristesse de lui dire qu’il était mort à mes yeux celui que j’aimais? Un peu, cela me faisait mal au cœur, comme toujours. Quand j’avais décidé de le laisser, cela avait été une des décisions les plus dures de toute ma vie. Ma sœur par la suite avait du me consoler pendant un bon mois, je ne m’en remettais pas. Je savais que c’était mieux pour moi, mais il me manquait. Je voulais le voir, lui dire que je l’aimais et qu’il n’était pas seul dans cet épreuve, car même si j’étais partit et que je l’avais laissé à cause de cette histoire, je savais que ce n’était pas aussi facile que ça pour lui. Le moment de tristesse s’arrêta quand il commença à dire que j’agissais comme une gamine. Non, j’étais simplement moi-même et si cela il ne le comprenait pas, alors il ne me connaissait tout simplement pas. « Quoi? Tu me fais suivre ou tu t’en occupes toi-même? Alors tout s’éclaircit, le pourquoi tu es venu en Grèce et tout. Toi qui n’as jamais aimé ce pays. »

    J’avais toujours détesté savoir qu’on pouvait me regarder, voir mes moindres fait et gestes, et surtout de savoir que lui était à l’origine de tout cela, me frustrait à un tel point. Cependant la colère ne venait pas du fait qu’il me suive, on aurait pu le croire, mais c’était plutôt du au fait qu’il croyait que je couchais avec n’importe qui et n’importe quand. Il avait tout tort. « Pour ton information, depuis que je t’ai quitté je n’ai couché qu’avec un seul homme, et ça n’avait rien d’amusant, parce que bizarrement il y a quelqu’un dans ma tête que je n’arrive pas à oublier. Mais comment le faire puisqu’il a toujours le don de se pointer au seul endroit où je pensais avoir la paix.» Ce n’était pas parce que je lui disais que je n’avais pu l’oublier que tout changeait. Je le détestais tout autant, je ne savais même pas son nom et je m’étais promis depuis toute petite que rien n’arriverait avec un inconnu. Je me devais de savoir au moins une information importante avant quoi que ce soit, mais bon, il semblait oublier que j’avais mes principes et que j’étais qu’une simple femme facile comme toutes les autres.

    « Bah oui, retourne la voir. Je suis sûre qu’elle t’attend avec impatience. Voyons, comment résister à une telle face de merde. Je me fiche de ce que tu feras, de toute façon, son mari ne sera pas content et tu te feras refaire le portrait, dans les deux sens je serais heureuse.»



_________________


    I've seen your act
    And I know all the facts
    I'm still in love with who I wish you were
    It ain't hard to see
    Who you are underneath
    I'm still in love with who I wish you were
    And I wish you were here

    [/list]
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