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 ▬ sur la plage, l'eau brouille la trace de tes pas [C]

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Anthony D. Haros

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MessageSujet: ▬ sur la plage, l'eau brouille la trace de tes pas [C]   Dim 8 Mar - 16:37

    Le coucher du soleil. Un des moments les plus lumineux et sombre à la fois. On percevait au loin les derniers rayons solaires qui se noyaient dans le flot d'eau turquoise qui s'étendait à perte de vue devant ses yeux ébahis. Si jamais l'Amérique avait l'impression d'être le plus beau pays du monde, c'est qu'il n'était jamais venu en Grèce. Anthony passa la main dans ses cheveux, que la brise décoiffait d'autant plus ses cheveux d'un brun foncé déjà ébourifflé comme ils le sont toujours. L'ont toujours été, au fond. Quelle merveille que de respirer l'air salin et la brise tiède qui berce après une grosse journée de travail. Le boulot d'interne n'était pas de la rigolade, et Anthony avait à peine eu le temps de respirer que la journée avait passé comme par magie, d'un claquement de doigt. Lui qui pensait qu'elle s'éterniserait, avait invité Lydia à faire le tour guidé de l'ile qu'on lui avait gracieusement offert à son arrivée. Bien qu'elle aurait préféré qu'il l'accompagne, la jeune femme l'avait remerciée, l'avait embrassée et était partie. Relevant la tête, le brun ténébreux se rendit compte à quel point elle était merveilleuse. Il en venait souvent à de telles réflexions, mais chaque petite attention et petit geste qu'elle faisait le faisait sentir bien. Heureux. Balayant l'horizon du regard, il étira ses bras des deux côtés du banc où il était assis, savourant l'instant présent.

      Anthony; « Je ne devrais pas finir trop tard. Mais passe une belle journée, Lily »

    Bercé par le vent, par le soleil dont la pente descendante était des plus évidentes, les vagues qui se fracassaient sur l'immense bac à sable qui s'étendait à ses pieds, Anthony Haros était émerveillé par le coup de génie qu'il avait fait. Travailler dur pour voir un tel paysage ensuite. Ça en valait la peine. Chaque goutte de sueur, chaque minute où il devait endurer la rigidité des médecins, chaque patient impatient qu'il devait rassurer. D'ailleurs, le fait que sa petite soit tout près l'emballait. Jamais l'étudiant n'avait ressenti tant le fait qu'il était père d'une fillette aussi adorable et merveilleuse. D'ailleurs, il avait envoyé une missive à l'intention de Cléo. Pour lui annoncer, enfin, qu'il était dans les parages. Ici, en Grèce. Dans un appartement. Avec Lydia. Il n'avait pas encore eu de nouvelles, ce qui donnait le temps au jeune homme d'appréhender la réaction de son ex. La mère de sa fille. Son premier amour, aussi...
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Cléo Petridis

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MessageSujet: Re: ▬ sur la plage, l'eau brouille la trace de tes pas [C]   Lun 9 Mar - 17:07

    « Tu restes gentille avec grand-mère, si tu veux que je te ramène ton parfum de glace préférée »
    « Oui, maman. »
    « Fais-moi un bisou avant que je parte. »


    La jeune maman avait tendu sa joue à son rayon de soleil. Sacha était un enfant merveilleux, mais Cléo n’ignorait pas le fait qu’elle pouvait également se transformer en véritable petit monstre. On se demandait d’ailleurs d’où elle avait hérité ce sacré caractère. Le chantage était souvent la seule solution pour réussir à la manipuler. Et la jolie brune en abusait souvent pour obtenir des faveurs de sa petite princesse. Après l’avoir serré très fort dans ses bras, elle alla également donner un bisou à sa maman. Lui rappelant une énième fois de l’appeler en cas d’incident, et je ne sais autre problème. Un grand cinéma pour le simple fait qu’elle avait besoin de prendre l’air, faire ses courses et pourquoi pas en profiter pour se balader au bord de la mer. Avec le petit parasite dans les parages, elle allait surtout devoir faire des châteaux de sable et accepter de se faire enterrer pour la distraire. A peine le temps de mettre ses ballerines aux pieds, qu’elle entendit déjà sa fille imposé ces limites à sa grand-mère. Chose qui décrocha à Cloé un grand sourire, et dire que d’habitude s’était-elle qui supportait ces conditions débiles, tel que faire le cheval dans le salon, ou encore coiffer les cheveux des tonnes de poupée de la petite capricieuse. En temps normal, ces activités étaient également partagées avec le père. Un père qu’elle avait privé de sa fille, ou devrais-je dire une fille privé de son père. Cléo était incapable d’agir comme une adulte censé lorsqu’il s’agissait d’Anthony. Malgré tout le mal qu’elle avait bien pu lui faire, elle n’avait jamais supporté leur dernière vraie conversation. Elle refusait de voir les choses comme elles étaient. En partant, elle avait pensé agir bien. Et n’avait en aucun cas imaginer, le fait qu’Anthony risquait de lui en vouloir de ce départ. Enfin, si elle s’en doutait, mais elle avait pensé que les choses resteraient un peu comme elle les avait laissé. Le temps de grandir un peu, et puis lorsqu’elle était partit, elle avait d’ailleurs penser à l’amour de sa vie. Lui qui voulait être médecin, aurait-il pu le devenir avec un enfant et une femme à charge tandis qu’il n’était qu’un nouvel adulte, à peine son adolescence finit qu’il risquait d’avoir une tonne de responsabilité. Elle ne l’avait jamais tenu responsable de sa soudaine grossesse, de un elle avait été la seule à avoir mal géré, et elle avait également jugé être la seul à en payer les frais. Pourtant, la naissance de sa petite Sacha ne fut pas un fardeau. Bien au contraire, c’était sans doute la plus belle chose qu’il lui était arrivé depuis quelques temps déjà. Plongé dans ses pensées, elle se rendit compte que ses pieds l’avaient mené à la plage. Depuis qu’elle avait reçu le message de Anthony elle avait été perturbé. Son écriture surtout l’avait troublé. Elle n’avait pas changé. L’impression d’avoir fait un retour de 6 ans dans le passé. Elle n’avait d’ailleurs pas lu la lettre jusqu’au bout, juste le temps d’apprendre qu’il était dans les lieux avec SA Lydia. Mon dieu qu’elle était morte de jalousie à chaque fois qu’elle pensait à cette femme. De un, elle était super jolie, ce qui pouvait lui faire de l’ombre bien qu’il n’y avait plus de quoi cherché à faire de la concurrence, vu tout les événements passé, et de deux on disait d’elle qu’elle était gentille. Elle avait cela dit eu le soutient de quelques une de ses copines, qui avaient même juré de la kidnapper le temps de récupérer le cœur du père de son enfant. Et ça se dit adulte après ça. Cléo ôta ces ballerines pour avoir un contacte direct avec le sable frais à cause du soleil qui s’en allait. Elle était toujours aussi enfouis dans ses pensées, et bien évidemment ses démons ne tardèrent pas à reprendre le dessus. Elle les refoulés comme à sa grande habitude, en se mentant à elle-même. Tout les « si » qui lui traversaient la tête n’avaient jamais trouvé de réponses satisfaisantes. Si elle en voulait à Anthony ? Et bien oui et non. Non car s’était tout de même elle qui était parti sans explication, mais elle lui en voulait d’avoir refait sa vie. C’était égoïste, certes. Mais elle n’avait jamais tenté de tourner la page sur lui. Il faut avouer que l’amour passionnel qu’elle lui vouait, avait finit par être partagé avec son sang : Sacha. En la prenant dans ses bras, elle avait souvent l’impression d’avoir toujours Anthony. En même temps, la ressemblance de ses couleurs d’œil avec celle de son géniteur était troublante. Après s’être rendu chez le marchant de beignets, elle continua à marcher. Mon dieu, que la Grèce était belle. Jamais elle ne pourrait quitter sa terre. Alors qu’elle continuait à suivre je ne sais quoi, elle finit par voir au loin Anthony. D’ailleurs, soit dit en passant Cléo se demandait si elle n’avait pas de pouvoir magique, à peine avait elle pensé très fort à son ex, qu’elle finissait par le croiser. Enfin, elle n’ignorait pas qu’il était ici, et les chances de le croiser était plutôt petite. Et c’est là qu’on se rend compte que le proverbe : en parlant du loup, on en voit la queue, trouve sa place. En l’espace d’un milliseconde, elle avait pensé à prendre ses jambes à son coup. Mais la petite voix dans sa tête la rappela à l’ordre. D’où le fait, qu’elle se rendit à lui. Bien qu’elle anticipait la réaction du jeune père. De son grand sourire habituel, elle finit par lui dire une fois quelques mètres les séparant :

    « Si j’avais cru te voir aujourd’hui. Anthony, ça va ? »

    Ce n’est qu’une fois après avoir parlé qu’elle se sentait déjà ridicule. L’air de s’enfoncer encore plus, même sa phrase sonnait faux après qu’elle l’ait prononcé. Elle pensa à Desirae et Lainey lui donnant des conseils lorsque ce moment arrivera enfin. Pourtant, à ce moment précis elle se sentait plus désarmée qu’autre chose, même son sens de l’humour ne put rien faire pour elle. Aucune vanne pouvant détendre l’atmosphère ne lui traversa l’esprit. Si ce n’est une vilaine blague qui faisait cela dit beaucoup rire Sacha.

    « Depuis que Sacha sait que tu es là, elle n’arrête pas d’en informer tout le monde. Tu verras, elle est devenue à croquer. »

    Le seul sujet qui lui vint à l’esprit, bien qu’elle avait bien plus de choses à lui raconter. Non, elle avait à vrai dire envie de se glisser dans ses bras, lui criait à quel point elle s’en voulait, qu’elle était certes impardonnable mais qu’elle n’avait jamais cessé de l’aimer. Du moins, à chaque fois qu’elle essayait d’enlaidir l’image qu’elle avait de lui en déformant ses souvenirs, il refaisait surface pour rendre visite à leur enfant. Au lieu de ça, elle tentait tout de même de rester indifférente, avec son petit sourire l’air de dire que tout baigné de son côté.
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Anthony D. Haros

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MessageSujet: Re: ▬ sur la plage, l'eau brouille la trace de tes pas [C]   Mar 10 Mar - 21:37

    La plage avait le don d'être à la fois le pansement et la racine de son mal. En fait, chaque endroit avait cette effroyable manie de lui faire revivre un souvenir en compagnie de Cléo Petridis. Même que, désormais, les cartes se brouillaient avec ceux qu'il se forgeait avec Lydia. Dire qu'il avait remplacé la brunette pour l'étudiante trépidante et pétillante qu'il avait rencontré à la fac qu'il fréquentait était une grossière erreur. Anthony Haros n'avait jamais pu souscrire l'image précise qu'il conservait de cette femme qui était la mère de sa fille à qui que ce soit. Longtemps, il avait espéré qu'elle lui revienne. Aux informations qu'il prenait de manière indirecte - en questionnant les dernières copines avec qui elle correspondait encore - son ex-copine n'avait pas trouvé quelqu'un. Personne qui la serre dans ses bras quand elle a peur ou à cause d'une phobie stupide qu'elle a développé du jour au lendemain ( le brun l'a longtemps soupçonné d'y trouver une raison qu'il la console, ce qu'elle niait fermement avec son air mutin et sournois ) ou qui lui vole un baiser pour la faire taire. Mission impossible si l'on enferme pas ses lèvres, car la merveilleuse demoiselle à cette tendance à la fois adorable et agaçante d'avoir toujours quelque chose à dire.

    Prenant sa tête entre ses mains, les coudes sur les genoux, l'interne s'en voulait de penser à elle autrement que comme il le devrait. Après tout, en laissant entrer Lydia dans sa vie, il avait voulu... quoi, au juste ? Il n'oublierait jamais Cléo, c'était un fait établi, alors qu'avait-il voulu se prouver en se laissant attendrir au point d'en tomber amoureux par une jeune femme qui mérite tout le bonheur du monde. Bonheur qu'Anthony voudrait lui offrir, mais qui lui demanderait d'être en accord avec lui-même. Comment un garçon qui réussit les examens les plus rigoureux et réfléchis peut ne pas comprendre ce qu'il ressent. Les émotions, les sentiments, la béquille du jeune homme. Son talon d'Achille. C'est par amour et adoration envers l'adorable Sacha que le brun s'était mis dans ce bourbier. Pris entre son ancienne flamme et la femme qui partage sa vie depuis plusieurs mois. La passion d'un premier amour, et le bonheur de se sentir épaulé, soutenu et aimé avec une franchise déconcertante. Relevant la tête, Anthony mordit doucement sa lèvre inférieure en craquant instinctivement ses jointures. Il appréhendait chaque instant passé avec sa fillette, et comptait même la présenter officiellement à Lydia. Celle-ci y tenait fermement, et Anthony n'y trouvait pas mot dire. Après tout, il était loin d'avoir honte de son amie de coeur. Sa petite-amie. Pour la première fois depuis le début officiel de leur relation - la jeune femme avait été d'une patience infinie - l'appellation avait un goût âcre dans sa bouche. Comme si son bonheur risquait de déranger, et le jeune Haros n'avait pas perdu cette fâcheuse tendance de vouloir plaire à tout le monde.

      Cléo; « Si j'avais cru te voir aujourd'hui. Anthony, ça va? »
      Anthony; « Pas tellement, mais ça ira mieux maintenant »

    Il appréhendait sa rencontre avec elle. À vrai dire, ça lui rongeait les sangs jusque dans son sommeil. Agité, ces derniers temps. Pour la première fois de sa vie, Anthony Haros avait subi de l'anxiété. Des vestiges qu'il pensait effacé d'une tendance à la panique lui avait fait se ronger les ongles. Et ça se dit adulte après ça ! Quoi qu'il en soit, le jeune homme ne put détacher son regard de la grecque. Elle était belle, non, c'était trop peu dire. Elle était radieuse, comme dans ses souvenirs. Le fait d'être mère lui paraissait dans l'air brillant de son regard et son air épanoui. Ça lui allait bien. Gasp, le ténébreux se redressa pour croiser son regard bleuté. Magnifique. Il y resta coincé un instant, avant de passer nerveusement la main dans sa chevelure. Depuis leur dernier entretien, l'étudiant en médecine ignorait comment réagir à sa présence. Sa colère et sa rancoeur était justifié, mais il avait été horrifié d'être capable d'un pareil état envers elle. Ignorant comment détendre l'atmosphère, il entendit la douce voix de son ex lui donner l'opportunité de ne pas laisser son esprit divaguer sur ce qui le tracassait, c'est-à-dire elle, justement.

      Cléo ; « Depuis que Sacha sait que tu es là, elle n'arrête pas d'en informer tout le monde. Tu verras, elle est devenue à croquer. »
      Anthony; « Je n'en doute pas. Elle a de qui tenir, faut avouer »

    Merde. Merde, merde et remerde! Anthony leva les yeux au ciel en échappant du bout des lèvres un juron. Félicitations, mec, tu viens de bousiller le semblant d'ambiance qui restait. Soupirant légèrement, il retrouva l'envoûtant regard de la jolie maman.

      Anthony; « Je crains, désolé. Tout ça me rend nerveux, en fait, y'a toi qui me rend nerveux. »

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Cléo Petridis

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MessageSujet: Re: ▬ sur la plage, l'eau brouille la trace de tes pas [C]   Mer 11 Mar - 9:08

    De drôle d’adultes, je dirais. Sans doute parce qu’ils n’avaient jamais pu grandir ensemble, leur couple ne s’était arrêter que lorsqu’il devenait des plus intenses et passionnels. Anthony habitait Cléo, et elle avait beau se faire exorcisé ou je ne sais qu’elle autre magie de la sorte, il ne pouvait la quitter. La place qu’il tenait dans sa vie était immense, et il semblerait que même la pire des maladies ne puisse effacer ce visage du crâne de la jolie grecque. Combien de fois, avait-elle appelé d’autres garçons par Anthony, chose plutôt embarrassante lorsqu’on prêtant avoir finit par tourner la page. Bien sur qu’elle ne l’avait pas tourné, fallait-il un dessin pour le deviner, elle n’avait même pas chercher à le remplacer. Ses véritables amis étaient les seuls à savoir réellement ce qu’elle éprouver pour le joli châtain. Et il était certes plus facile pour elle lorsqu’il se trouvait à l’autre bout du continent, bien que l’idée qu’il soit dans les bras d’une autre pouvait lui en couper le souffle. Etait se le "loin des yeux, loin du cœur ? ". Il suffisait qu’elle le voit ou lui parle un jour, pour qu’il la hante durant tout un mois, c’était très pénible. Le voila donc à nouveau face à elle, et bien qu’elle tentait de ne montrer aucune émotion mis à part la surprise, elle avait le sentiment qu’elle allait bientôt craquer. Lorsqu’ils étaient encore ensemble, Cléo avait pour habitude de ne rien lui cacher, mais les temps changent. Et ils avaient plus l’air de deux vieilles connaissances ayant perdu contact et qui ne trouve aucun sujet de conversation intéressant à cause du temps qui les a si longtemps séparé. Cléo adressa un sourire timide lorsqu’il lui avoua que tout ira mieux à présent. Elle se demandait à vrai dire ce qu’il le tracasser, mais avait l’impression d’être trop étrangère pour le lui poser la question. Elle n’avait pas le droit de s’immiscer de nouveau dans sa vie, surtout après tout le mal qu’elle lui avait fait. Pourtant ce n’était pas l’envie qui lui manquait, si elle pouvait retenir dans le passé, ou plus précisément lors de son départ, elle aurait voulu cette fois partager avec lui son problème. Au moins, elle n’aurait pas eu autant de gênes de conscience. Peut être aussi, que Sacha aurait grandit dans une maison où son papa et sa maman vivraient dans une maison commune, elle n’aurait pas non plus à demander à sa mère bientôt pourquoi sa situation familiale est différente de celle de ses copines.

    Le grand gaillard était à présent debout face à elle, il était toujours aussi imposant que dans le passé. La forme de son visage n’avait pas changé, si ce n’est qu’elle avait gagné des traits plus murs. L’expression était toujours aussi douce, malgré sa virilité. Cléo n’arrivait pas à le quitter des yeux, troublé par une soudaine bouffé de nostalgie. Elle avait tout de même eu le courage de lui parler de Sacha, histoire de détendre un peu l’atmosphère. Elle aurait sans doute préféré finalement qu’elle soit là, histoire de centrer toute son attention sur elle, sans qu’on puisse la blâmer de parler à un homme qu’elle avait blessé dans le passé. Cela dit, elle sentit rapidement le rouge regagner ses joues lorsqu’il lui avoua qu’elle avait de qui tenir. Elle avait plutôt pris cela pour elle étant donné qu’il n’était pas des gros prétentieux qui s’envoyaient des fleurs à tout bout de chant. Elle sentit également sa gêne, n’arrêtant pas de gigoter. Ce qui lui décrocha un sourire. Mon dieu, il n’avait pas non plus perdu sa maladresse. Alors qu’elle allait lui rendre son compliment, il avait enchainé sur une seconde phrase. Il est vrai qu’il était plus facile de s’envoyer des compliments par le biais d’un enfant que de se dire les choses franchement. Encore une fois, elle sourit, et cette fois-ci se fut-elle qui prit la parole :

    « Non, tu as raison… Enfin, non… Elle est à croquer, mais pas grâce à moi, hein ? »

    Elle sentit ses sourcils s’osciller, d’autant plus qu’elle avait une fois de plus parler pour rien dire. Elle finit tout de même par avouer suite à sa seconde phrase :

    « On est ridicule ! Sérieusement, j’ai honte également de ce que je viens de dire. »

    Cléo s’était mordit le bout de la lévre inférieur. Avant de lâcher un éclat de rire, elle allait surement se revisionner cette épisode toute la soirée, en s’en voulant de ne pas avoir assurer, comme elle s’était promis de le faire. Mais pour rattraper le coup, elle finit par dire :

    « Ça me donne l’impression d’être de nouveau au lycée, sauf qu’à l’époque j’avais moins peur d’être ridicule. Tu me rends nerveuse Anthony. »

    Elle détourna son regard de lui, à vrai dire, depuis leur retrouvailles elle ne pouvait jamais le regarder trop longtemps, elle se sentait toujours coupable.
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Anthony D. Haros

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MessageSujet: Re: ▬ sur la plage, l'eau brouille la trace de tes pas [C]   Jeu 12 Mar - 11:34

    Adulte. Le terme à lui seul avait toujours réussi à effrayer d'une manière certaine le jeune homme. Avec ce mot, allait toujours des responsabilités et une obligation d'être ce que les gens attendent que l'on soit. Le temps de profiter de la vie en ne se souciant de rien était révolu, et on tombait dans une routine certaine où il devient presque impossible de se sortir. Anthony Haros était le genre de personne qui a besoin d'une certaine dose de piquant dans son existence. Qui a aussi besoin de surprise et d'inconnu, même si une base de routine ne l'effrayait pas trop. Cléo Petridis avait toujours été cet élément déclencheur de situations rocambolesques où les sourires et les éclats de rire étaient toujours au rendez-vous. Il y avait un millier de souvenirs qui pourrait corroborer ce qu'il pensait, comme cette fois où il l'avait invité à l'hotel d'une grande ville voisine, mais qu'ils s'étaient endormis en pique-nique parce que la demoiselle faisait un somme. Résultat, une liasse de beaux dollars dans le feu, mais un merveilleux moment à tenir la jeune femme dans ses bras, malgré l'air tiède de la nuit qui les berçait. Ou encore lorsqu'il avait du partir avec ses parents en voyage avec l'amertume de laisser Cléo derrière lui pendant deux semaines. Il se rappelait encore sa surprise quand il avait vu arrivé la brunette de son coeur à l'aéroport et le rire cristallin qu'avait provoqué ses paroles.

      Cléo; « Tu croyais vraiment que j'allais te laisser avec un tas de mexicaines sexy ? Aucune chance, t'es à moi »

    À elle. Quelque part, il était encore le jeune homme éperdument fou d'elle. Cependant, elle lui avait brisé le coeur. L'image était digne d'un cliché de ces romans à l'eau de rose que l'on trouve au supermarché, mais franchement, c'était un euphémisme. En fait, son départ l'avait brisé complètement pendant des semaines, des mois. Il avait même appris bien longtemps après que sa belle lui avait caché un fait qui la dépassait. Un fait qui provoqua pour la première fois une forte colère envers son ancienne petite-amie. Il avait une fille, et il avait manqué les onze premiers mois de son existence. Le temps qu'elle trouve le courage de le lui dire. Après, Anthony n'avait jamais pu la voir de la même manière. En emportant son coeur avec elle, il pouvait le supporter. La douleur, il l'avait apprivoisé. Mais la colère, elle. Le tempérament du jeune homme était doux et très peu colérique. À vrai dire, il déteste se retrouver sous le joug de cette émotion. Ça avait brisé quelque chose en lui, où était le temps où ils se disaient tout ouvertement ? Quelque part dans un passé qui aurait mené, dans d'autres circonstances, à l'apothéose de l'une des plus belles histoires d'amour que l'humanité eut connu.

      Cléo; « Non, tu as raison... Enfin, non... Elle est à croquer, mais pas grâce à moi, hein ? »
      Anthony; « Disons seulement que l'on a toujours fait beau mélange, alors »

    Il n'avait pas pu s'en empêcher. Si elle n'était pas partie, il serait heureux avec elle. Ils seraient probablement mariés, et Sacha ne serait pas leur seul enfant. Chaque jour, il pourrait la prendre dans ses bras et savourer l'odeur de son parfum dans sa chevelure. Au lieu de ça, Anthony était face à elle à envisager ce faux futur en vue de chaque tic et manie qu'il adorait jadis en elle. Le fait qu'elle doive obligatoirement faire dévier un compliment, ses pommettes qui prennaient une teinte rosée quand la franchise du brun la déstabilisait. La suite des paroles amusèrent le jeune homme. L'étudiant en médecine passa la main dans ses cheveux et inspira profondément.

      Cléo; « On est ridicules ! Sérieusement, j'ai honte également de ce que je viens de dire. »
      Anthony; « Y'a de quoi, ça fait un bail que j'ai pas eu la chance d'user de ma maladresse pour te faire sourire. »

    Il avait le don de se mettre les pieds dans les plats. Surtout avec Cléo. Pourtant, le jeune Haros ne résista pas à l'éclat de rire de la jeune femme, et s'y joint joyeusement. Cela détendit légèrement l'atmosphère, ce qui était un grand plus. La regardant, un petit pincement s'insinua dans son coeur. Ce picotement qui lui rappelait que bien qu'elle était la mère de sa fille, elle n'était pas sienne. Au contraire, elle vivait bien loin d'où il étudiait, et il fréquentait lui-même une femme. Pour la première fois depuis l'aube de ses dix-huit ans. Malgré toute la tendresse qu'il portait à son égard, Anthony trouvait déplacé de penser à elle en ce moment. Pour elle, alors que son esprit s'égarait et vagabondait dans son passé.

      Cléo; « Ça me donne l'impression d'être de nouveau au lycée, sauf qu'à l'époque j'avais moins peur d'être ridicule. Tu me rends nerveuse Anthony »
      Anthony; « C'est pour ça que je dis que vieillir, c'est nul. On a plus d'inhibitions que par le passé. Tu m'as manqué, tu sais.. »

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Cléo Petridis

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MessageSujet: Re: ▬ sur la plage, l'eau brouille la trace de tes pas [C]   Jeu 12 Mar - 13:00

    La folie de leur adolescence était d’une rareté. Si elle avait trouvé plus de confort à dormir en pleine nature dans les bras de son prince charmant, ou encore avait réussi à s’en aller au Mexique avec lui. Combien de fois, lui l’avait étonné et fait rire. C’était surtout sa maladresse qui le rendait hilarant, comme pour l’un de leurs premiers rendez-vous, il avait trouvé le moyen de tombé fesse à terre pied en l’air. Sacré coup dans la fierté du beau châtain, mais n’étant pas du genre à compatir, Miss Petridis en avait rigolé toute la soirée, voire pendant des jours et des jours avant de finir par oublier petit à petit de l’embêter sur ce fait. En même temps, ce n’était pas tout les jours qu’on avait un si grand gaillard affalé par terre. Et malgré que tout deux n’étaient pas de grand romantique, l’amour qui les unissait était immense, et bientôt ils arrivaient à se comprendre sans parler. C’était ça Cléo et Anthony. La jolie brune avait même la prétention de penser que l’amour qui les avaient unis été le vrai, l’unique, sans doute celui qu’on attend toute sa vie, mais surement pas celui qu’on laisse filer entre les doigts malgré que l’on soit la dernière des idiotes.

    Non, en faite la dernière des idiote s’était elle, et bien sur elle avait fait l’erreur qu’il ne fallait pas commettre. Ses parents avaient voulu qu’elle s’en aille un moment voir d’autres horizons pendant sa grossesse, et puis ils voulaient également qu’elle s’éloigne du jeune homme un peu car selon eux ce n’était qu’une passade d’adolescent, ou je ne sais quoi. Ils ne croyaient pas vraiment en l’amour que vouait leur fille à l’héritier Haros, et il devenait une grande menace dans la façon dans la petite grecque envisagée son avenir. Elle les avait longtemps accusé de son malheur, mais elle avait finit par voir clairement la vrai vérité. Celle où peut-être s’était elle, et elle seule qui avait voulu tout gâcher. Du moins, elle avait pris toute la responsabilité dans un terrain miné.

    Vous arrivez vous à le croire, qu’en un appel, un simple coût de fil tout aurait pu s’arranger. Le fait est seulement qu’elle lui aurait annoncé une mauvaise nouvelle pour l’époque. Mais elle en avait jamais eu le courage de le faire, si ce n’est bien longtemps après que la gamine ne pointe le bout de son nez dans le vrai monde. D’un côté, il n’avait pas eu à faire à ses sauts d’humeur ou de la voir grosse, s’était des points positifs, non ?

    Cléo passa sa main sur son visage, comme pour cacher le fait qu’elle rougissait une fois de plus. Comment avait-il fait aussi pour ne pas perdre son franc-parler, qui pouvait être agaçant étant donné que ça susciter toujours un rougissement de la Cléo. Elle mourrait d’envie de lui demander ce qu’il leur était arrivé après ce compliment qui laissait entendre que leur couple avait été parfait pour avoir un enfant aussi réussi. Mais au lieu de ça, elle avait à nouveau sourit, à cours de mot pouvant cacher les fin fond de ses pensées. Elle sourit également à ce qu’il venait de dire avant de répondre :

    « Oui. C’est pour ça, que ça fait plaisir de voir qu’elle est restée indemne. »


    A vrai dire, elle le sentait également ce petit picotement à ce moment précis. D’ailleurs, elle s’obligeait à l’ignorer pour ne pas se mettre à pleurer. Elle s’était de nouveau reconcentrée sur les paroles de Anthony.

    « Toi aussi, tu m’as manqué. »


    Non en faite, ce qu’elle voulait dire par là c’est qu’il lui manquait encore plus que ce qu’elle laissait apparaître. Malgré le fait qu’elle se montrait décontractée, elle retenait l’envie soudaine de vouloir lui avouer tout ce qui lui rongeait l’esprit depuis un bon bout de temps déjà. Mais il y avait cette Lydia qui l’empêchait souvent de faire le pas vers son ex, et aussi le fait qu’elle ne voulait pas détruire les seuls choses qui leur permettait encore de communiquer. Elle avait une fois encore éviter de trop longtemps s’attarder sur ce moment romantique, et demanda l’air de rien :

    « Sinon, comment va Ly-Dia ? »


    Elle avait articulé le prénom de la jolie brune comme si elle hésitait sur celui là, à vrai dire s’était sans doute le prénom qu’elle prononçait le plus après celui de Sacha et Anthony. Elle avait demandé des nouvelles d’elle par courtoisie, aussi parce qu’elle avait également des chances d’être la belle mère de sa fille, autant avoir rester civilisé. Elle enchaina rapidement avec une seconde question, qui lui trottait la tête depuis cette fameuse lettre :

    « Ah, au faite, tu vas rester en Grèce, ou tu compte retourner là-bas ? »


    Cette question avait également été posé par toutes les personnes à qui Sacha avait raconté qu’il était de retour. Que de commérage ses grecs.
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Anthony D. Haros

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MessageSujet: Re: ▬ sur la plage, l'eau brouille la trace de tes pas [C]   Jeu 12 Mar - 16:58

    Même après tout ce qui s'était passé, Anthony Devyn Haros ne changerait rien à ce qu'il avait vécu avec Cléo Petridis. Sauf peut-être la fin, mais même à ça, le Destin avait voulu signifier que même les plus belles histoires ont une fin, et même spécialement celles-ci. Les merveilleux moments passés en sa compagnie, ils restent tous encrés dans l'esprit du jeune homme et y sont indélogeables. Cléo lui a permis d'être la personne qu'il est aujourd'hui, étudiant en médecine prometteur, un maladroit grand gaillard qui a finalement vaincu sa crainte du ridicule et un jeune père plein de vie. Sacha Haros était leur petite merveille, l'accomplissement de l'union de deux personnes qui s'aiment. S'aimaient, s'aimeront, Antho a toujours beaucoup de difficulté à définir la nature de ses relations avec la jeune femme. La mère de son enfant était à la fois l'amour de sa vie, l'amour perdue et l'inoubliable histoire qu'il a vécu dans son adolescence. La revoir de nouveau, aussi belle et rayonnante qu'à l'époque, lui fait comprendre qu'il a manqué un morceau de sa vie. Lui qui s'était juré de ne jamais la laisser tomber. Lui qui s'était juré de se réveiller à ses côtés jour après jour avait vu ses belles promesses s'évanouirent quand elle était partie sans mot dire.

    Il ne pouvait définir ces premiers mois de séparation comme les pires de sa vie. Le genre de moment où on se couche en espérant que tout ceci ne soit qu'un énorme cauchemar. Pour la première fois de sa vie, Anthony Haros avait succombé à la colère et la rancoeur qui l'habitait en frappant de toutes ses forces contre le mur de sa chambre. Le résultat n'était pas des plus miroitants, il s'était fracturé la jointure et grandement abîmé sa main droite. Heureusement pour le jeune homme, il était gaucher. Une fois la colère dissipée, ce fut la culpabilité et la tristesse. Il était passé dans de nombreuses phases, dont celle où il s'était demandé ce qu'il avait fait de mal, si c'était lui qui l'avait fait fuir. Les jours passèrent, et on l'informa qu'elle avait du suivre ses parents en Grèce. Qu'ils l'avaient amenés avec elle pour qu'elle parcoure le monde et devienne la petite fille grecque que toute la famille attendait d'elle. Anthony avait été désemparé, monsieur et madame Petridis lui avait toujours paru hospitaliers et courtois. Façade ? Peut-être. Anthony s'enfonça dans ses tourments jusqu'à ce qu'il déplace ses maux. S'investissant sans précédant dans le processus scolaire. D'étudiant brillant, il devint l'étudiant modèle et major de sa promotion. Puis il continua, jusqu'à ce qu'elle débarque. Lydia, avec son sourire et sa bonne humeur. Maintenant, il était face à Cléo à bûcher sur ses mots.

      Cléo; « Oui. C'est pour ça que ça fait plaisir de voir qu'elle est restée indemne »
      Anthony; « Sacha est l'éternité de notre union. Intacte envers et contre tous, et monstrueusement adorable » dit-il, en souriant

    Être père était la plus douce des récompenses. Lui qui avait toujours imaginé ce que c'était était à mille lieux de la vérité. Il avait envie de la couvrir d'amour et de la protéger contre tout ce qui pourrait brimer son innocence. Croisant les yeux de Cléo, remarquant sa main qui frôla son visage, son sourire et ses yeux légèrement bridés par l'effort qu'elle mettait à se contrôler. Le brun ne l'ignorait pas, car il faisait son possible de son côté pour réprimer certains automatismes. Afin de s'empêcher de la prendre dans ses bras quand elle lui avoua qu'il lui avait manqué aussi, Anthony croisa les bras sur son torse et la regarda en l'enveloppant de ce regard qu'elle faisait naître en lui. Un mélange de tendresse et de tristesse, comme de passion et de peine. Alors qu'il avait pour elle jadis le plus pur des regards émerveillés pour la chance qu'il avait qu'elle soit sienne, il était à mi-chemin entre regretter l'époque et le fait que le présent l'amène à penser autrement.

      Cléo; « Sinon, comment va Ly-Dia ? »
      Anthony; « Elle adore l'endroit, et semble apprécier le dépaysement je crois. De ton côté, aucune figure paternelle pour ma fille ? »

    À vrai dire, il ne voulait pas le savoir, mais si elle avait fait l'effort de demander des nouvelles de Lydia, valait mieux qu'il fasse de même. Inspirant légèrement, ayant un léger sourire sur les lèvres, c'était la bataille intérieure pour savoir la réponse attendue. Ne s'éternisant pas sur la question, Anthony réfléchit à la suite des paroles avec la voix douce de son ancienne petite-amie. Pour avoir passer quelques jours en Grèce depuis son arrivée, il s'était tout de suite senti comme un poisson dans l'eau. De là à dire qu'il était prêt à abandonner sa patrie pour venir résider ici en permanence était une toute autre paire de manche. Le brun décida d'opter pour la franchise.

      Cléo; « Ah, au faites, tu vas rester en Grèce, ou tu comptes retourner là-bas ? »
      Anthony; « Honnêtement, je n'en sais rien. Je vais terminer mes études aux États-Unis, c'est sûr, mais par la suite, on verra. Je ne suis fermé à aucune opportunité, mais l'éloignement de Sacha me déplaît royalement... »

    Et même d'elle aussi, quelque part.
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Cléo Petridis

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MessageSujet: Re: ▬ sur la plage, l'eau brouille la trace de tes pas [C]   Ven 13 Mar - 8:50

    Sur le coup, elle afficha un large sourire dévoilant toutes ses dents. Il suffisait d’ailleurs qu’elle pense à son bout de choux pour récupérer sa joie de vivre. En effet la petite Sacha était le modèle même de la perfection enfantine, du moins elle donnait de bonnes images d’elle face à tout le monde. Elle avait ce petit truc qui plaisait, et elle savait surtout se faire mignonne, d’ailleurs il lui arrivait d’en abuser. Sacré petite, à l’école elle n’avait jamais eu d’ennui avec les autres petites de son âge, et s’était improvisé leadeur de son groupe qui deviendra surement celui des Lolitas plus tard. Mais cela dit, elle pouvait se transformer en véritable petit monstre lorsque les choses n’allaient pas à l’encontre de ce qu’elle envisageait. D’ailleurs du haut de ces 4 centimètres, elle arrivait à mener sa mère du bout du nez. Et c’était souvent en trouvant des compromis que la jeune mère arrivait à trouver un terrain d’entente avec son rayon de soleil. Cléo n’arrivait jamais à se mettre en colère contre Sacha. Et lui criait dessus lorsqu’elle faisait une bêtise se révélait être un véritable fardeau, d’autant plus qu’elle savait qu’à la fin elle allait s’en vouloir et tenterait par tout les moyens de racheter le pardon de sa fille.

    Et oui, bien que la petite Sacha était adorable, il lui arrivait parfois de se transformer en vrai petit monstre, et le mot monstrueusement qu’il avait utilisé était plutôt bien placé. Ce qu’il ne devait pas non plus ignoré. Elle avait pour habitude de dévoiler sa véritable personnalité avec les gens qu’elle aimait. A se demander d’où elle avait hérité ce caractère. Une chose est sûre, c’est que de son père elle avait aussi hérité de la gaucherie : et je parle de la gaucherie de son sens figuré et son sens propre. Et oui, si elle était d’une grande maladresse, elle avait aussi opté pour l’écriture de la main gauche. D’ailleurs, elle avait déjà une jolie écriture pour son âge. C’est vrai qu’en comparant son cahier de première année et celui de sa mère, il n’y avait pas photo.

    « Avoue tout de même qu’elle a déjà un sacré caractère !! »


    Cléo avait donc demandé des nouvelles de Lydia. Et elle fut d’ailleurs plutôt satisfaite d’elle-même de l’avoir demandé, bien qu’intérieurement elle rageait toute seule. Anthony n’était plus le sien, et pourtant elle continuait à avoir la forte impression qu’aucune femme n’avait le droit de le lui prendre. Allait-elle encore longtemps être punie de ce qu’elle avait fait ? Il lui avait donc répondu que Lydia se plaisait plutôt dans les lieux, ce qui lui décrocha un sympathique sourire. Il avait achevé sa réponse par une question, qui eu le don de la mettre en l’espace de quelques seconde dans l’embarra. A vrai dire, elle n’avait jamais tenté de le remplacer. C’était idiot, mais bien que les choses avaient bien changé, elle ne pouvait tourner la page sur Anthony. Du moins, elle n’était pas encore prête. Elle se contenta donc de répondre simplement :

    « Non ! »


    Un non catégorique, bien que le ton qu’elle avait utilisé était presque indifférent. Sa fille allait se contenter d’un seul papa. De toute façon, il était déjà parfait alors pourquoi le remplacer. Cléo ne croyait pas retomber amoureuse un jour, on lui disait souvent qu’elle était folle d’attendre quelqu’un qu’elle n’aurait peut-être jamais. Mais ne dit-on pas que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ? Elle avait donc enchainé sur une seconde question pour ne pas s’attarder trop longtemps sur le fait qu’elle était célibataire. Et malgré qu’elle s’attendait à une réponse positive, elle en eut une qui insinuait qu’au contraire, il comptait repartir aux USA, le temps d’avoir son diplôme. S’en rendre compte, la Petridis avait affichait une vilaine grimace. D’ailleurs, elle l’effaça rapidement. Oh, non, il n’allait pas repartir de nouveau.

    « Ah, je vois. Tu sais même pour elle, c’est très dur de ne pas te voir souvent, elle passe son temps à te faire des dessins…»


    Pourtant coté pinceau elle n’avait pas hérité des gênes de sa maman. Cléo avait tenté de lui apprendre quelques petits trucs, mais lorsqu’on en fait qu’à sa tête et bien ça donne des trucs horribles. Chose que Cléo bien qu’elle le pensait refusait d’avouer. D’autant plus qu’elle avait due redéposer son salon, par le collage des monstruosités de sa bambina. Elle avait pourtant par le elle singulier parlée pour Sacha, mais également pour elle-même. Lorsqu’il était là-bas, bien qu’il était plus facile pour elle d’éviter de penser à lui lorsqu’il était loin de cette contrée.
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Anthony D. Haros

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MessageSujet: Re: ▬ sur la plage, l'eau brouille la trace de tes pas [C]   Mar 17 Mar - 15:37

    Comme si les sourires de la demoiselle ne lui manquait pas déjà, elle lui offrit l'un des plus merveilleux qui lui eut donnés de voir. Dans des instants comme celui-ci, on a envie de tout laisser tomber simplement pour se laisser aller à une folie que l'adolescence, dans son ensemble, aurait pu admettre. Seulement, ils se devaient d'être adultes. Pour leur fille, pour leur enfant, et parce qu'ils avaient des responsabilités. Parlons davantage pour Anthony, qui s'était récemment officialisé une relation avec une jeune femme merveilleuse, il était loin de le nier, malgré la peine qu'il avait ressenti à la perte de Cléo, il y a de cela quelques années déjà. Des années, une éternité. Anthony avait eu l'impression de devoir recommencer à vivre et de changer de manière radicale pour échapper à cette fatalité : Il avait perdu la femme de sa vie pour un éloignement de terre. Non pas parce qu'elle avait trouvé ailleurs, parce que le feu de leur passion s'était éteint, non, parce qu'étant jeune, il n'avait pu ni la retenir ni la suivre. Tristement, la vie avait repris son cours, et il avait du admettre que le monde continuait de tourner malgré la dissolution de leur couple parfait.

    Il y a cependant une chose inéluctable et inchangeable de leur relation : la naissance de Sacha. Cette petite merveille doté d'un caractère particulièrement bien trempé qu'elle tient de sa mère, comme son joli minois et ses moues adorables. De lui, eh bien, il saurait reconnaître ses yeux, sa bouche, et certaines mimiques, comme cette manie de se passer la main dans les cheveux et de faire les yeux doux et donner des bisous pour se racheter d'un mauvais comportement. Dur, dur de croire qu'il ne l'avait pas vu avant son deuxième anniversaire. Deux ans sans voir, sourire et rire en sa compagnie. Rien que d'y penser, Antho avait le coeur nauséeux. Jamais plus il ne pourrait rester longtemps loin de sa fille. Même l'éloignement de la mère lui pesait, malgré tout et surtout, après tout. Le brun ne la connaissait pas suffisamment, et rêvait d'apprendre à la connaître en passant de longs moments en sa compagnie. Il se rassurait en se disant que cela arriverait prochainement.

      Cléo; « Avoue tout de même qu’elle a déjà un sacré caractère !! »
      Anthony; « On est tous les deux de sacrés numéros, alors ça ne m'étonne pas du tout. Ça lui donne un charme de plus, comme si elle en avait besoin, d'ailleurs... »

    Pourquoi l'idée que Cléo ait un nouvel homme dans sa vie lui laissait un goût amer aux lèvres ? Lui même n'aurait pas mot dire, puisque Lydia faisait désormais une partie intégrale de son existence. Pourtant, imaginer autre que lui tenir la brunette contre lui, la rassurer quand elle faisait un cauchemar et la laisser s'endormir sur son torse parce qu'elle disait que c'était encore mieux qu'un oreiller, ça ne le faisait pas. C'était comme un blocage, comme s'il se le refusait. Bonté divine ! C'était du pur et simple égoïsme, et Anthony s'en voulut instantanément. À moitié. Pourtant, la réponse négative de la mère de son enfant l'apaisa, et il fut soudain plus détendu et la douceur de sa voix laissa légèrement paraître ce bien être.

      Cléo; « Non ! »
      Anthony; « Ah, tant... euh, jamais, je veux dire, depuis le jour où on s'est. Où on s'est quitté ? »

    Attention Anthony ! Tu te diriges vers un périlleux sujet sur cette pente-là. Quoi qu'il en soit, c'était dit, et le jeune homme botta du sable pour couvrir son malaise. Il jura intérieurement d'être si maladroit et de ne pas pouvoir tenir sans faire une gaffe devant son ancienne petite-amie. Relevant la tête pour croiser de nouveau le regard de la femme qu'il eut cru être celle qu'il aurait toujours à ses côtés, il répondit à sa question, sachant à quelque part que, tout comme elle, la réponse lui déplaisait. Se retrouver proche de la fille et de la mère le remplissait d'un bonheur incommensurable, et repartir ne l'enchantait guère. Ses parents ne le lui pardonneraient jamais de ne pas revenir pour un stage de quelques mois. Nous revoilà dans la même impasse qui les avait séparés, il y a de cela quelques années, finalement.

      Cléo; « Ah, je vois. Tu sais même pour elle, c’est très dur de ne pas te voir souvent, elle passe son temps à te faire des dessins »
      Anthony; « Elle me manque chaque fois que je la quitte. Dès que je passe la porte, je m'ennuie d'elle. Mais je conserve chacun de ses gribouillages, et j'ai remarqué qu'elle n'a pas la finesse de ton art »

    Il lui adressa un franc sourire, puis passa la main dans ses cheveux. Il est vrai qu'il était non seulement gauche dans ses manières, mais n'avait pas du tout la main suffisamment légère pour être un artiste étonnant. À vrai dire, il était nul de chez nul. Tout le contraire de Cléo, qui maniait la plume, le crayon et le pinceau comme une véritable artiste. D'ailleurs, Anthony se rendit compte qu'il ne lui avait jamais demandé ce qu'elle faisait ici, depuis qu'elle avait terminé ses études.

      Anthony; « Finalement Cléo, quelle profession as-tu choisi, excluant celle de mère à temps plein, une fois que tu as eu terminé l'école ? »

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Cléo Petridis

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MessageSujet: Re: ▬ sur la plage, l'eau brouille la trace de tes pas [C]   Jeu 19 Mar - 7:41

    Sacré petite. A l’heure qu’il est, elle était sans doute entrain d’en faire voir de toutes les couleurs à sa grand-mère. Une dame à la patiente très limitée d’ailleurs, et Cléo en avait fait les frais plus jeunes. Va savoir si elle ne la fait pas sortir de la maison, après une terrible crise de l’enfant. Mais, la maman grecque chassa cette image mauvaise de sa tête, sa mère était incapable de se mettre en colère contre sa petite fille. A vrai dire, elle lui vouait un amour plus profond qu’elle lui avait donné à elle enfant. Je ne dis pas non plus que Cléo était un enfant mal aimé, ce qui serait absurde surtout lorsqu’on voit la décoration du salon de ses parents qui ne tourne qu’autour de photos d’elle. Des photos parfois compromettante, comme celle sur la cheminée où elle devait avoir 5/6 ans, et était entrain de faire pipi derrière un arbre. Elle avait tenté de faire enlever cette photo, mais à chaque fois ses géniteurs la remettaient. Enfin, on les critique mais elle n’était pas mieux avec certains portraits de Sacha, qui pouvait lui en vouloir le jour où elle les sortirait pour le montrer à son futur copain. C’était donc ça être parent, attendre d’humilier son enfant avec des photos que l’on trouve mignonnes mais qui peuvent être audacieuses pour l’évolution de sa vie sociale. Bien, il n’était pas non plus exclus que la brune aux yeux bleus avait également vu les fesses rosées du jeune Haros à l’âge de leur petit trésor. Le jour, où sa maman le lui avait montré cela, il était mort de honte le pauvre.

    Que de souvenirs ! Des souvenirs, qu’il était peut être temps d’archiver au lieu de continuer à se morfondre sur un futur inexistant. Cléo avait bien tôt compris qu’il fallait tourner la page, mais l’obstacle était bien plus facile à dire qu’à faire. Il y avait tellement de chose qui lui rappeler son premier amour. D’abord, le fait qu’elle soit revenue ici, la ville où tout s’était passé. Ensuite, elle ne pouvait s’empêcher d’être coupable lorsque la petite Sacha se mettait à poser des questions, à demander quand est ce que son papa allait revenir. D’autant plus qu’elle n’avait même pas le courage de le lui demander. C’était d’ailleurs bizarre le fait que là, maintenant, tout de suite, ils soient entrain de se parler face à face. Tandis qu’au fond d’elle, elle avait tellement de chose à se reprocher, mais également tellement de chose à lui dire. Elle avait reposé son regard bleuâtre sur lui. Il semblait d’ailleurs surpris du fait qu’elle n’avait pas cherché à retrouvé l’amour. Du moins, à ne pas l’avoir connu de nouveau. Elle bougea de droite à gauche la tête, avant de rajouter, aussi gênée que lui malgré que les raisons soient différentes :

    « Difficile de te remplacer. »


    Faut croire qu’aussitôt prononcer, aussitôt elle eut l’impression d’avoir été de nouveau stupide. Et le rose ne tarda pas à regagner ses joues quelques secondes, ce qui lui coûta un petit mouvement de tête vers la droite, histoire de ne pas avoir à faire au regard de son ex-copain-futur mari –premier amour – fiancé. Tant de mot pour ne décrire qu’une seule personne. Elle détestait le fait qu’il est toujours une aussi grande influence sur son comportement. A l’époque, il n’avait pas besoin de la bassiner beaucoup, pour arriver à savoir tout ce qu’elle avait dans la tête, ceux en toute innocence. Sans même chercher à savoir vraiment ce qu’il veut savoir, il arrive à avoir une réponse claire de la petite hypnotisée. Compliqué tout ça, j’en parlerai à mon professeur de philo. Elle avait reposé ses yeux qui avaient trouvé pour objective un enfant et son père un peu plus loin sur lui (ma phrase est longue désolé). Il conservait donc tous les chefs-d’œuvre de leur fille non-artiste. Elle avait presque envie de pleurer sur ce coup. C’était trop mignon, mais elle se retint. C’était également un truc de parent. Se sentir obligé de garder tout les cadeaux de son enfant, même s’ils méritent de se retrouver dans une corbeille. Malgré tout, elle tenta de rester la plus normale possible en finissant par dire :

    « C’est tes gênes ça…Au faite, Il faut vraiment que tu passes. Je l’ai laissé avec ma mère là et je m’inquiète déjà de ce qu’elle peut lui faire faire là. »


    Elle haussa un sourcil, en esquissant un petit sourire. Elle n’avait cela dit pas hérité des gênes passives de son père, à cause de son envie toujours de tout contrôler comme sa mère. En même temps, c’était à peut prés chez toutes les filles, hein ? Bref, elle se rendit compte qu’en effet elle ne lui avait jamais révélé ce qu’elle était devenue. A l’époque, elle lui disait qu’elle voulait faire sa propre galerie d’art, voyager dans le monde et ne sais quoi d’autre. Mais les temps change, et :

    « Je suis modéliste. Ça n’est pas vraiment quelque chose que j’avais envisagée autrefois. Et toi ? Je peux t’appeler Docteur Haros ? »


    Cléo se rappelait lorsqu’il disait que plus tard, il serait un grand médecin. Elle avait appris qu’il avait poursuit son rêve, chose qui l’avait rendu heureuse pour lui.
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Anthony D. Haros

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MessageSujet: Re: ▬ sur la plage, l'eau brouille la trace de tes pas [C]   Lun 23 Mar - 16:13

    Dieu qu'il pouvait aimer ce qu'avait pu résulter l'une des nuits d'amour que passèrent, en Amérique, Cléo et Anthony. Rien que d'y penser, en fait, valait mieux ne pas y penser. C'était déplacé, et... pas du tout de circonstance. Sacha Haros-Petridis - en fait, il ignorait si son enfant portait vraiment son nom depuis la naissance - était une fillette adorable, pourvu d'un caractère explosif qu'elle ne tenait pas que de lui. Elle possédait ce qu'il y avait de mieux en chacun d'eux, et c'était épatant de voir l'enthousiasme débordant et à quel point elle était intrépide quand on passait un peu de temps avec elle. Il en perdait presque le souffle tant elle allait à gauche, et à droite, sans vraiment savoir ce qu'elle cherche. C'était du Petridis tout craché, ça. Anthony se rappelait que la jeune mère devenait hystérique dans un parc d'attraction et qu'elle manquait lui tordre le poignet tant chacune des attractions lui donnait envie. Levant les yeux vers le ciel, Antho' eut un petit sourire qu'il ravala en mordant l'intérieur de ses lèvres. Ce n'était pas plus de circonstance que d'user là, maintenant, de la nostalgie qui lui venait naturellement en songeant à la brunette.

    Pourquoi ne parvenait-il jamais à se remémorer ces moments merveilleux d'une manière rationnelle, sans que son coeur se pince et que son estomac se torde ? C'était agaçant, et ce n'était pas le genre de mal que le jeune homme, avec son instruction en médecine, pouvait soigner ou apaiser. Non, le fait est qu'Anthony Devyn Haros ne digérerait jamais le départ de la demoiselle sans regret. Il ne parviendrait pas non plus à tourner définitivement la page parce qu'il ne le souhaitait pas, c'était aussi simple que ça. Leur amour ne s'était pas éteint, on l'avait asphixié avec la distance. C'était un meurtre envers un sentiment profondément encré en lui comme en elle, la réponse de Cléo à sa question le lui confirma. Cela lui fit comprendre plusieurs petits trucs aussi, et il ne put retenir de croiser son regard bleuté avec un brin de tristesse, de regret ?

      Cléo ; « Difficile de te remplacer
      Anthony ; Je ne crois pas réussir un jour, Cléo »

    Lydia Marcinko n'était pas un remplacement à l'amour qu'il portait à Cléo. Ceux qui y croyaient s'avéraient faire fausse route. Il s'était condamné à ne plus aimer pour ne plus ressentir ses entrailles se déchirer et son coeur pénétré par mille lames en même temps, mais voilà que l'étudiante en anthropologie avait pansé ses blessures avec une patience d'ange. Peu à peu, Anthony s'était aperçu sa douceur et de sa délicatesse, et les sentiments étaient apparus par la suite, lentement, mais surement. Ce n'était pas Cléo, Lydia ne serait jamais Cléo, et leur amour ne serait jamais aussi passionné et idyllique que celui qu'il a vécu avec la jolie grecque. Celui-là, c'était le premier, celui que l'on oublie pas, et Cléo Petridis la fille qu'il n'oublierait certes jamais. Au-delà du titre de mère de son enfant, dieu, il l'avait aimé à un point tel que... la douleur, ça avait été si vif, brutal, ça l'avait renversé, ça l'avait assommé.

      Cléo ; « C’est tes gênes ça…
      Anthony ; Peut-être, mais elle a surement eu du positif aussi. Ses yeux, les miens, tu les trouvais bien, à l'époque, non ?
      Cléo ; Au fait, il faut vraiment que tu passes. Je l’ai laissé avec ma mère là et je m’inquiète déjà de ce qu’elle peut lui faire faire là
      Anthony ; T'es une mère-poule, j'aurais jamais cru»

    Il rit doucement. C'était tellement le genre de Cléo que ça en était ridicule. Elle contrôlante et toujours à planifier des trucs, Anthony ne serait même pas surpris qu'elle lui prépare une ribambelle d'activités à faire avant son dixième anniversaire. Mon dieu, sa princesse avait déjà 6 ans. Ça faisait déjà six ans qu'ils s'étaient quittés, l'un l'autre. Le brun se sentit soudain happé par son raisonnement. Ça avait passé si vite, l'étudiant n'avait rien venu venir. Six longues années, dont quatre sans connaître Sacha. Il déglutit difficilement, mais secoua la tête, se concentrant sur les paroles de la jeune femme grecque, toujours aussi belle, sinon plus, que dans ses plus fous et intrépides souvenirs.

      Cléo ; « Je suis modéliste. Ça n’est pas vraiment quelque chose que j’avais envisagée autrefois
      Anthony ; Peut-être, mais ça reste de l'art. Je suis content que tu n'ais pas abandonné l'art, ça te sied tellement bien
      Cléo ; Et toi ? Je peux t’appeler Docteur Haros ?
      Anthony ; Pas encore, mais c'est en voie »

    Lui adressant un fin sourire, il tenta de garder son sérieux, mais le perdit soudain, en riant avec ferveur et gaïté. Il y a longtemps que cela n'avait pas été aussi intense.

      Anthony ; « Tu sais Cléo, si tu m'avais dis il y a six ans qu'un jour, j'utiliserais des mots comme " à l'époque " et qu'on parlerait sérieusement de métier, j'aurais sans doute eu le même rire. Bordel, on ne peut pas être si vieux que ça, si... ennuyeux, oui ? »

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Cléo Petridis

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MessageSujet: Re: ▬ sur la plage, l'eau brouille la trace de tes pas [C]   Mar 24 Mar - 10:06

Probléme de post =S


Dernière édition par Cléo Petridis le Lun 6 Avr - 13:37, édité 2 fois
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Anthony D. Haros

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MessageSujet: Re: ▬ sur la plage, l'eau brouille la trace de tes pas [C]   Dim 5 Avr - 23:44

    Le hasard les réunissait toujours, hier comme aujourd'hui, les pôles se faisaient un plaisir de rapprocher les deux anciens amants. Encore aujourd'hui, tout près de la plage, les voilà face à face, devant un paysage à couper le souffle au coeur de la Grèce, pays natal de la jeune femme. Anthony posa de nouveau ses yeux sur Cléo, s'émerveillant de la fraîcheur de ses traits, la finesse de ses sourires, le scintillement dans son regard, et se crut presque il y a 6 ans. Six longues années où ils s'étaient plus ou moins parlés, s'envoyant quelques missives et mails à l'occasion, jusqu'à ce qu'Anthony trouve le courage de la revoir. Il y apprit l'existence de Sacha. Le pire et le plus beau jour de sa vie, jusqu'à maintenant. Ce jour-là, quelque chose s'était cassé en lui. L'illusion que tout pouvait être parfait et la vie reprenne naturellement son court. Bon Dieu, il avait aimé cette femme à un point tel qu'apprendre une telle nouvelle l'avait... perturbé, choqué. Il s'était senti trahi, à la base. Malgré l'éloignement, les sentiments ne se sont pas totalement éteints. Il ne se sentirait pas l'estomac tout à l'envers si c'était le cas, présentement. Pourtant, le jeune père se devait d'être fort. Par respect pour Lydia, pour lui-même, et pour Cléo, aussi. De quel droit revenir avec un espoir futile ?

    Cependant, l'étudiant ne pouvait pas lui mentir. Il s'était promis de ne jamais le faire, et même après tout ce qu'ils avaient traversés, il n'avait pas failli à sa promesse. Les prunelles d'Anthony ne quittèrent pas le velour du visage fin de Cléo, tout en remarquant que la jeune femme ne le regardait pas directement. Ressentait-elle ce même étrange noeud dans l'oesophage, comme si une boule lui bloquait la gorge ? Ressentait-elle ce même pincement au coeur devant la sincérité troublante des propos qu'ils s'échangeaient à coeur ouvert, même s'ils étaient conscients de se faire du mal ? Anthony Haros avait l'étrange impression que c'était le cas, mais il n'osa pas le lui demander ouvertement. Il n'en avait pas tellement besoin, Cléo Petridis, le brun la connaissait si bien. Trop bien. Puis, les propos de la mère de sa fille le ramena brusquement à la réalité. Certes, ils se connaissaient, mais c'était différent. La page devrait être tournée, non?

      Cléo ; « Le destin a choisi !
      Anthony ; Tu crois encore à ce genre de chose, Cléo ? Je pensais à avoir réussi à te convaincre qu'on était maître de notre destinée.. »

    Enfin bon, c'était gros de le dire. Anthony avait simplement couper court à l'argumentation de Cléo qui s'étendait dans les tréfonds de son intuition qu'une puissance supérieure avait le plein pouvoir sur la vie du commun des mortels en l'embrassant. L'embrassant encore et encore, pour qu'elle finisse par se taire. Comment oublier la détermination de la demoiselle Petridis ? Comment oublier elle qui pose ses mains fines sur ses hanches, le regard boudeur, quand il choissisait cette option ? C'est qu'elle était infaillible, et absolument irrésistible. Il n'aura jamais compris comment faire pour résister à la Grecque durant ses années de lycée, et même certaines mimiques qu'elle faisait, des manies, le faisait encore fondre.

      Cléo ; « J’avoue, j’avoue. Elle a hérité de tes parfaits yeux, et peut être deviendra-t-elle également médecin. Puisqu’on sait de toute façon qu’artiste c’est pas demain la veille qu’elle risque d’avoir une révélation
      Anthony ; Peu m'importe ce à quoi elle occupe sa vie, tant et aussi longtemps qu'elle est heureuse, le reste lui appartient... »

    Être heureux. C'était sans doute cette recherche du bonheur qui avait fini par avoir raison de son coeur brisé. C'était sans doute ce rayon de soleil dans son existence qu'était Lydia Marcinko depuis près d'un an (?) qui lui avait fait panser ses blessures et sa rancoeur avec les histoires d'amour. C'était cependant Sacha Haros-Petridis qui nourissait son coeur de père, avec un amour et une patience infini, à la limite une adoration et une incapacité à lui refuser quoi que ce soit. Avec des parents comme Cléo et lui, Sacha aura sans doute une enfance des plus heureuses, et peut-être un peu du côté princesse irrésistible qui accentue encore davantage le charme de sa mère.

      Cléo ; « He -ïi !! Continue comme ça, et je retire de suite le fait d’avoir dit qu’elle avait eu de TES bons gênes
      Anthony ; Tu réussiras peut-être à empêcher son petit-ami de s'infiltrer par la fenêtre, une fois le temps venu, ça n'est pas que négatif, hein ? »

    Nouveau éclat de rire. Le jeune homme rayonnait. La présence de Cléo le faisait se sentir bien, une fois que le malaise se dissipait. Il lui adressa un léger clin d'oeil, référence directe à la fois où elle l'avait sauvé d'une mort certaine après qu'Anthony « Le maladroit » Haros eut la mauvaise idée de lui faire une surprise à son anniversaire. Résultat ? La cheville foulée après la chute, mais une avalanche de baiser comme médicament contre la douleur, très efficace.

      Cléo ; « J’en ai bien peur. D’ailleurs, on dirait que t’as pris une ride… Han, et maintenant que j’y pense, tu as également un cheveux blanc
      Anthony ; Han ouais, attend que notre fille te parle des nouveaux groupes à la mode, tu vas te sentir out, ridules ou pas, Petridis ! »

    Levant les yeux au ciel, il tendit la main pour ébouriffler les cheveux ébènes de la jeune femme, d'une manière douce et légèrement retenue. Rapportant ensuite sa propre main dans sa chevelure, passant la main dans celle-ci, accentuant l'effet en bataille comme si c'était nécessaire, il redevint sérieux quand Cléo prit la parole. Haussant le sourcil quand elle s'arrêta sur un mot, se doutant vers quelle direction la jeune femme avait souhaité se diriger, il posa son regard bleuté en écoutanté. Mordillant sa lèvre inférieure, il chercha un instant ses mots, puis fit un pas dans sa direction en plongeant ses yeux dans ceux veloutés de Cléo.

      Cléo ; « Enfin, ce que je veux dire. C’est que je sais que je suis vraiment désolé de tout ce que j’ai bien pu te faire. Je sais que des excuses c’est rien, mais tu peux pas imaginer à quel point je m’en veux à chaque fois que j’ai le malheur de croiser ton chemin.
      Anthony ; Arrête Cléo, tu m'as offert le plus merveilleux des cadeaux du monde avec Sacha, sans parler des moments que l'on a passés ensemble. Des mauvaises passes, des hauts et des bas, c'est naturel, il en faut. J'ai pas été un modèle d'amabilité, et il y a de ces choses que je regrette de t'avoir dis, mais c'est derrière nous, tout ça, et en nous concernant en tant que tel, je referais exactement de même si c'était à recommencer... »

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Cléo Petridis

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MessageSujet: Re: ▬ sur la plage, l'eau brouille la trace de tes pas [C]   Lun 6 Avr - 13:37

    Elle n’avait jamais cessé d’y croire à vrai dire, le destin c’était comme leur amour. Les deux ne s’expliquaient pas, et frappaient fort une fois brisés. La seule différence peut être, c’était le fait que l’une était plus invivable que l’autre. Et pourtant, elle se devait de faire comme si, auprès des autres. D’abord, il semblait avoir tourner la page, elle se devait d’en faire autant. Et puis il y avait bien entendu la petite Sacha, il était inutile de lui infliger cela. Vous la voyez grandir avec une mère qui ne cessait de penser à son premier amour, en se lassant de tout. C’est vrai que si la petit ne serait pas venue plus tôt, la belle brune ne s’en serait finalement pas remise. En faite la petite, était à la fois la cause de leur séparation, mais jamais elle n’avait été une erreur. Si les choses devaient être refaites, sans doute Cléo en aurait informé cette fois-ci Anthony. Pour ce qui est de l’enfant, elle l’aurait garder quel qu’en soit le prix.

    Un petit sourire s’était dessiné sur ses fines lèvres, bien qu’elle était toujours aussi triste. Une seconde fois cette retrouvailles étaient ambigües, d’abord le fait de le revoir devant elle. Toujours aussi beau, toujours aussi Anthony ! Il n’avait pas changé, si ce n’est ses traits qui avaient mûrit. Il semblait pourtant avoir plus confiance en lui. En 6 ans, il ne s’était pas laissé aller. Contrairement à ce qu’elle avait espéré, il était encore plus parfait que dans ses souvenirs. Sa voix, malgré l’avoir eu souvent au téléphone, arrivait toujours à lui fournir les mêmes frissons qu’à une époque. Elle quelques dixièmes de seconde s’étaient écoulé avant qu’elle ne daigne réagir au fait qu’il soit surpris du fait que ses croyances n’avaient pas changé. Elle hocha les épaules avant d’ajouter :


    « Difficile de me convaincre, hein ? – Mais bon, j’ai réussi à te fourber sur le fait que je n’y croyais pas. »

    Elle sourit. Le désir pour qu’elle ne se retrouve à nouveau dans ses bras étaient intenses. Mais bon dieu, pourquoi donc ne le faisait-elle donc pas ? Pour deux raisons. D’abord la plus subtile, la peur se faire rejeter. Elle n’y survivrait pas, c’était sans doute l’une des plus grandes phobies chez la jeune maman. Elle ne tentait jamais rien lorsque les chances étaient minces. C’était d’ailleurs une chose qu’on lui reprochait souvent, de ne jamais agir sans avoir réfléchit. L’intuition, elle ne connaissait pas. Enfin, elle avait cessé d’y croire depuis l’un de ses examens au lycée. Elle avait laissé celle-ci la dirigé dans son choix de réponse, et bien elle s’était ramassé et avait du se retrouver en colle pour rattraper ce dernier.

    D’ailleurs ça irait en travers de ses dogmes, le destin était tout l’opposé du hasard. Du moins dans ses théories à elle. Rien n’était du hasard, puisque le destin avait d’office déjà tout programmé. Les expressions du genre : « par le plus grand des hasards », ou bien « laisser faire le hasard » étaient bannis de son langage. Et bien sur, cette rencontre hasardeuse ne l’était, en fait, pas. Elle acquit de la tête à ce qu’il venait de dire. Ne trouvant rien à redire. Sans doute une chose sur laquelle ils allaient toujours être d’accord. Le bonheur de leur unique enfant.

    Mais ce n’était pas comme s’il n’était jamais sur la même longueur d’onde. Bien au contre, les deux jeunes parents, l’ancien couple, avaient toujours été d’accord sur la même chose. D’ailleurs c’était cette complicité qui animait leur couple. Le fait qu’ils se comprenaient sans avoir à parler. Ils étaient cela dit, très différent de caractères. Et souvent trop jalousé par cette entente. Les comparer à Roméo et Juliette pouvaient paraître prétentieux, mais ce n’était pas loin de la réalité. Ce qu’ils ressentaient l’un pour l’autre s’était bien trop fort pour comprendre. Bien sur il y avait cette Lydia. Avant même que ses pensées ne lui soit destinée. Cléo avait détourné son regard sur Anthony. Il parlait déjà depuis un certains temps, malgré le fait que ça ne lui donnait l’impression de ne durer que quelques minutes. Ce fut la tombé de la nuit, et un futur feu de camps sur la plage qui l’avait avertit.

    Pourtant ça ne la dérangé pas de rester là. Surtout aussi bien accompagné. Peut être à l’exception de sa pauvre mère, qui devait tenter par tout les moyens de mettre au lit la petite démon. Cléo avait froncé les sourcils, bien que son sourire trahisse son humeur. De mauvais bons souvenirs avaient pris le dessus. Elle finit tout de même par rigoler.


    « Et bien, s’il n’est pas aussi maladroit que quelqu’un que je connais. Et que je ne nommerais pas. Ça ne me dérange pas. Tu parles d’un anniversaire ! »

    Elle rigola à son tour. C’était vraiment horrible comme souvenir. Un anniversaire à l’hôpital, en s’en mordant les doigts. Elle n’y était pour rien, surtout que c’était tout de même lui l’idiot qui s’était mis dans des sacrées draps. Mais ça ne l’avait pas empêché de s’auto-faire porter le chapeau. Elle n’avait cessé de s’excuser, et de le soigner. Il en avait d’ailleurs beaucoup profité, chose qui ne dérangeait pas Cléo. Comment refuser d’embrasser une créature tel que Antho’. Elle ajouta :

    « N’empêche. Qu’est ce qui t’as pris de faire ça. T’es suicidaire ! »

    Elle sourit de nouveau. Un sourire qui s’estompa lorsqu’elle s’était mise à l’embêter, et que de nouveau il l’a rappela à la dure réalité. Mon dieu que le temps passait vite. Chose qui l’embêter puisqu’elle n’avait aucune envie, de se retrouver à soixante-dix ans. Surtout lorsqu’elle était toujours célibataire, et qu’elle n’arrivait pas à tourner la page sur la personne en face d’elle. Son regard convergea vers un vieux couple. Maudit destin. Comme si elle ne souffrait pas déjà, il fallait qu’il en rajoute sur son abominable existence. Il avait osé la décoiffé, 5 minutes devant le miroir réduit en poussière. De nouveau elle laissa échapper un « hey », presque enfantin avant de remettre de l’ordre sa petite touffe.

    « J’espère tout de même qu’elle va rester mignonne. Et qu’elle ne me considère pas comme une mère looseuse. »

    Parceque c’était le cas. Lorsqu’elle aurait l’âge de tout bien comprendre. Cloé allait sans doute lui donner des explications sur le fait qu’elle n’ait jamais grandit avec Anthony à la maison. Elle y songeait d’ailleurs souvent, et avait même déjà préparé son discours. D’ailleurs, ils vinrent au fait. Elle avait décidé d’aller franc-jeu, bien qu’elle ait préféré ne jamais avoir à faire cela. Il était toujours compréhensif.

    « Pas moi. Je suis rongée par les remords à chaque fois que Sacha me demande des trucs sur toi. Et puis, tu as parfaitement bien agit. Tu avais raison sur tout ce que tu m’avais dit. Si j’avais le choix de tout recommencer, tu me croire il y a bon nombre de chose que j’aurais fait. »

    Elle avait détaché son regard de lui, comme rongeait par la honte. Et ses yeux commençaient à la piquer, les larmes ne tarderaient sans doute pas à suivre. Malgré qu’elle se mordait la lèvre inférieur pour ne pas craquer. La nuit jouait en sa faveur pourtant. Le fait qu’il fasse sombre malgré les quelques lanternes. L’amertume avait pris le dessus.


{Oh mon dieu, la cruche! Sans le vouloir, j'ai supprimé ce que j'avais écrit sur mon post d'en haut =S - Vraiment je suis trop bête)
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