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 Et le temps passe - Gavroche

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Cléo Petridis

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MessageSujet: Et le temps passe - Gavroche   Mer 1 Avr - 12:53

    « Je te prend une glace à la vanille mon petit Charlie. Dans un petit pot »
    « Et une glace à la vanille dans un pot pour la petite dame. »
    « Merci, oublie pas de le noter dans ton carnet. »


    Sacré commerçant. Et s’il y en avait un qu’il fallait préserver c’était bien Charlie. A vrai dire, elle s’était toujours demandé s’il s’appelait réellement comme ça. Cet homme grand comme un arbuste et barbue comme le père noël. Lui par contre avait toujours existé. C’était sans doute le marchand le plus connu de la ville, d’autant plus qu’il faisait également les meilleurs glaces que l’on connaisse. Ambrossia était l’endroit fétiche de la jolie maman après la plage et son lieu de travail. A vrai dire, elle s’y rendait presqu’une fois par semaine. Enfin, non les jeudis plus précisément où elle terminait tôt son travail et où elle venait toujours chercher sa bambine en avance. Et bien évidemment, elle venait chez son vendeur de glace préféré pour faire des gâteries. Elle y venait également tout les week end, mais ne prenait que pour son enfant. La ligne à préserver. Malgré que ça ne soit pas sa plus grande obsession, généralement elle passait plus de temps à pleurer sur ses cheveux qui ne veulent pas prendre forme que sur ses bourlets comme les autres femmes.

    Après donc s’être fait servir, elle alla s’asseoir sur une table pour trois. Généralement s’était la sienne à elle et Sacha. A une époque, c’était avec ses deux parents qu’elle la partagé. Il faut dire que c’était un vrai monument de venir à Ambrossia, et on se demandait souvent comment cette antiquité avait réussi à garder autant de fidèles. En même temps, le propriétaire était un charmant monsieur. Sa femme aussi était rigolote comme personne, peut être un peu plus réservé. Après avoir regardée autour d’elle, en observant ses quelques voisins, elle finit par attaquer sa glace. Lentement, mais surement. Tout en jetant par moment un coup d’œil peu patient à son portable, comme si elle attendait un appel important.

    A vrai dire ce n’était pas faux, depuis que son ex-copain était revenue à la ville, la petite Sacha n’arrêtait pas d’exiger de passer une nuit avec son père. Et il était consentit que cette soirée lui était réservée. Il avait programmé qu’après le goûté, Anthony allait passer chercher le petit ange. Mais voila que cette gourde de Cléo avait perdu le numéro de telephone de ce dernier, et ne pouvait donc pas confirmer ce rendez vous. Enfin, des tracas de femmes. Elle avait déjà préparé les affaires de la bambines, en lui mettant tout en double alors qu’elle ne partait que pour une nuit. Non pas qu’elle n’avait pas confiance en son ex-fiancé, mais elle savait que leur petite princesse pouvait se transformer en véritable petit monstre, et pouvait en profiter du fait qu’elle ne voyait que rarement son père.

    C’était bête, mais à chaque fois que Sacha s’éloignait d’elle un peu, elle devenait toute stressée. Et cela se marqua par le claquement de ses talons sur les quadrillages du sol des lieux. Elle avait beau tenté de se rassurer, elle trouvait toujours un truc qui finissait par l’inquiéter. Et savait d’avance qu’elle n’allait pas dormir cette nuit là. En temps normal, les gens étaient plutôt contents de se débarrasser de leurs enfants. Ils préparer même leur soirée en fonction de l’absence de ces derniers. Mais ce n’était pas le cas de notre mère poule. Cette enfant avait à ses débuts était un véritable fardeau, elle l’avait souvent accusé d’avoir gâcher son unique histoire d’amour. Mais une fois son premier cri poussé, elle avait su qu’elle ne pourrait jamais se passer de la bambine. Cléo n’imaginait pas sa vie sans sa petite capricieuse-manipulatrice.

    Après avoir reposée son téléphone. Elle s’autorisa une seconde bouchée de sa glace qui à se rythme se finira en bouillit. La chaleur était intense, rien d’étonnant d’ailleurs lorsqu’on vivait en Gréce. La climatisation de l’endroit était également une des principales façon d’attirer les gens. Très astucieux d’ailleurs, pas étonnant qu’il y ait autant de monde qui venait de rentrer d’un coup. Elle leva les yeux pour observer les arrivants, et d’où le fait qu’elle se permit de penser : *Oh, pitié ! Pas lui…*, tout en détournant les yeux de la porte. De qui s’agissait-il ? Non ce n’était pas Anthony, sinon elle aurait plus eu l’air de le penser en souffrant bien que la douleur était là. Il s’agissait de Gavroche, le papa de Charlotte. Charlotte était un ange, et je ne vous ferais jamais dire le contraire, ce bout de choux était adorable et c’était l’une des chouchoutes également de Sacha.

    Mais Gavroche, et bien s’était Gavroche. Rien ne sert d’aller plus loin, c’était une personne désagréable et très prétentieux. Leurs discutions prenaient souvent des tournures cyniques, à celui qui blesserait l’autre. Et je tiens à préciser que c’est lui qui a commencé.
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Gavroche L.Givenchy

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MessageSujet: Re: Et le temps passe - Gavroche   Mer 1 Avr - 15:22

Une journée de chaleur intense… Un peu comme tous les jours en fait. Gavroche était né au Canada, au Nord du Canada même, pas loin des terres les plus proches d’où eu lieu le naufrage du Titanic à cause d’un gros glaçon dans l’eau. Alors vous pensez bien :habitué au froid,à la neige, aux hivers affichants moins 50 °C au compteur… Il avait toujours aimé ça,le froid. Il trouvait que cela donnait une certaine noblesse aux habitants des grandes villes situées les plus au Nord. Pourquoi ? Sans trop trouver de réponse à cette question, il se rassurait en pensant que le froid était l’atmosphère inverse que l’on pouvait trouver dans les magasines porno avec ces corps transpirants de Californie ou autre. Il était en effet rare de trouver une femme en bikini en Antarctique. Vous avez une nouvelle fois deviné : il n’était pas un grand fan de porno. Les journaux comme ça, il avait dû en lire un ou deux comme ça, conseillé par « les potes » mais bof… Décidemment pas son hobby favori. En plus, quoi de plus dégradant que de s’astiquer le poireau en regardant des images pareilles ? Il valait mieux sortir un peu, quitter son bureau, lever ses fesses et trouver de vraies nanas, avec une vraie poitrine, avec lesquelles passer une nuit mémorable. Mais ce n’était plus une chose courante dans la vie de notre jeune homme en particulier depuis qu’il était papa. Et oui, quand on a un enfant, on se découvre plusieurs responsabilités. C’est quelque chose de parfois difficile à assumer en particulier lorsque sa compagne est une folle furieuse pour laquelle on n’a jamais rien ressentit. Du côté sentimental, Gavroche n’avait jamais eu de chance… Il n’avait jamais cherché à en avoir non plus remarque. Toujours est§il qu’à la naissance de la petite Charlotte, il était tombé sur un baby blues infernal. L’ennui, c’est que sa femme Karolane aussi. Alors… Qui allait s’occuper de l’enfant. Ç’avait faillit se terminer en meurtre. C’est comme ça que notre dandy se retrouva forcé et contraint d’embarquer le petit ange avec lui pour faire le tour du monde jusqu’à débarquer dans ce pays brûlant : La Grèce. Mais pourquoi la Grèce d’abord ? c’était Charlotte qui avait choisi. C’était ici qu’elle voulait vivre… Assez de déménager tous les 6 mois.

Mais voilà, personne n’est parfait n’est§ce pas ? Et Gavroche n’échappait pas à cette règle. Il avait un métier fantastique dans le sens où il s’était battu pour monter en grade jusqu’à devenir un mannequin dont tous les photographes et stylistes s’arrachent. Bon pour le CV tout ça… Mais pas forcément pour le moral. Sous les sourires, sous les poses aussi sensuelles que provocantes, le Canadien ressent une forme de malaise. Cette impression de n’être qu’un vulgaire produit de consommation. En un sens, nous en sommes tous= Mais lui plus qu’un autre puisqu’en plus de participer comme une quelconque personne à la société de consommation, il pousse les gens à acheter des fringues qu’il ne porte alors qu’une fois dans sa vie mais que l’on voit multipliés en 10 000 exemplaires dans les rues de toutes les villes d’Europe voire D’Amérique. Il n’aimait pas ça…. Et cherchait à se laver de cette position ambiguë en buvant parfois un peu trop, mais surtout, en se droguant. Ex Junky, il ne vendait plus… Mais rien ne l’empêchait encore de se fournir et de consommer. La poudre, la fumette, la seringue… Il en abusait encore et chaque fois qu’il prenait sa fille dans ses bras, il en avait envie de se donner des baffes. N’était’il pas heureux avec elle ? Alors pourquoi diable avait’il besoin de faire ça ?

Sortant d’une conférence avec son agent, Gavroche avait la tête remplie de nouveaux contrats sois§disant innovants, futuristes, modernes… Bref, rien à cirer lorsqu’il fut l’heure d’aller chercher sa petite friponne à la grille de l’école maternelle. Cette idée lui faisait toujours quitter terre. Qu’allaient’ils faire ce soir, les devoirs achevés ? Un loup ? Une partie de jeu vidéo ? Un jeu de société ? Inventer des histoires ? Un sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu’il descendait les escaliers pour rejoindre la rue principale, se dirigeant vers la fameuse école. Il n’eut pas le temps d’arriver à son but que déjà une enfant accourait vers lui les bras en l’air, couettes volant au vent et criant un grand « PAPAAAAAAAAAAAA » L’interpellé s’abaissa pour la réceptionner en un saut vertigineux avant de la faire tournoyer dans les airs en l’embrassant. Le petit soleil de sa vie… C’était une torture de devoir l’emmener à l’école le matin en se disant qu’il n’allait pas la revoir avant des heures. Attrapant son petit cartable, il glissa sa grande main dans ses cheveux fins et bruns comme les siens puis lui proposa tout bas :

« Tu veux qu’on aille manger une glace pour ton goûter ? »

Vous pensez bien, elle n’allait pas dire non. Et c’est de cette façon qu’ils atterrirent au même endroit que cette chère Cléo, les mains dans les poches. A peine Charlotte eut elle pris sa glace en main qu’elle se précipita vers quelqu’un en riant comme une bienheureuse. Gavroche releva la tête et grimaça en apercevant la fameuse personne. « Et…. Merde. » Songea t il en s’approchant à son tour d’un pas nonchalant. Charlotte était en train d’embrasser la jeune femme comme si elle eut été sa mère ce qui insupportait notre jeune père qui lui reprit la main immédiatement en l’attirant vers lui. Remarquant qu’elle mangeait une glace il affubla son expression d’une once d’ironie :

« Oh… Désolé d’interrompre ce moment de plaisir solitaire, mais je me dois en temps que gentleman de t’informer que tu devrais t’arrêter là… Si tu tiens à ton jean. »

Tout en sifflant, il regarda avec insistance ses fesses histoires de lui montrer de quoi il parlait. En vérité, elle n’était pas grosse, mais il savait bien que les femmes n’aimaient pas particulièrement qu’on leur fasse des remarques sur leur poids. Se tournant vers sa fille il reprit :

« On va y aller nous ma puce, tu vois bien que Sacha n’est pas là, on rentre – hautain il s’adressa à la brunette assise – Bonne boulimie. »
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Cléo Petridis

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MessageSujet: Re: Et le temps passe - Gavroche   Mer 1 Avr - 16:32

    Autant dire que le métier de la jeune maman n’était pas non plus spécialement facile. Son métier était bien plus intellectuel que celui du mannequin canadien. Elle devait toujours chercher à créer des formes originales et tendances. Et ce n’était franchement pas facile. Généralement, elle rester dans son petit studio durant des heures à la recherche de nouvelles idées, et bien sur, il lui arrivait également souvent de ne pas avoir le temps d’aller chercher sa belle princesse. Mais dieu heureusement, la sœur de Zacharias, qui était également sa collègue avait accepté de jouer les nounous. Une nounou que la petite Sacha adorait. Et qui venait donc la chercher tout les jours, sauf les jeudis. Le seul jour de la semaine hormis le week-end où Cléo était libre l’après midi.

    La sonnerie avait retentit pour les plus jeunes. Le cas de la petite Charlotte. Sacha elle, allait devoir rester encore une demi-heure puisque désormais elle faisait parti des grands. Les CP plus exactement, et rien de mieux que de rester un peu de temps à l’étude, histoire de rendre plus fluide sa lecture. A vrai dire, Cléo pouvait se montrer un peu trop exigeante avec sa fille. Et elle lui en demandait souvent trop en ce qui concerne les notes à l’école. Souvent, elle lui mettait une pression que bon nombre de parents mettent à leurs gosses débutant à l’école. Elle était consciente que ce n’était pas spécialement bon, mais elle voulait toujours que sa bambine soit la meilleure.

    Sacha était un enfant tellement adorable. Le seul véritable trésor de la maman. Souvent Cléo s’en voulait de l’avoir privé de son père. Qui sait, peut être que si elle ne s’en était pas allé plus loin lors de sa grossesse, peut être qu’aujourd’hui encore elle allait être avec Anthony. Un beau petit portrait de famille, sans doute aussi la petite Sacha aurait eu un petit frère et/ou une petite sœur, comme elle l’avait toujours voulu. Bien que le fait d’être enfant unique pouvait être agréable, la petite brune trouvait cela pesant. A la maison, elle ne s’amusait qu’avec sa mère.

    Et bien évidemment, malgré son jeune âge, Cléo n’avait pas toujours cette patiente. Il lui arrivait souvent de vouloir s’affaler sur son canapé avec l’envie de ne rien vouloir faire. Mais l’ennui de sa fille l’obligeait toujours à faire de son possible pour la divertir.

    Alors qu’elle était enfouit dans ses pensées et dans ses commérages intérieur, un petit bout de choux vain se blottir dans ses bras. A vrai dire, elle ne l’avait pas vu dés le début, à cause de sa petite taille. Un large sourire s’afficha sur ses lèvres, en la serrant doucement dans ses bras. Cet enfant était adorable, tout le contraire du crétin qui lui servait de père et qui arrivait un peu plus loin. Après lui avoir fait deux/trois compliments sur sa coiffure et sa robe, la jeune maman finit par lâcher du regard l’enfant qui avait été attirer par une main masculine. Quel jaloux. Elle lui adressa un sourire, malgré que ses paroles lui allèrent droit au cœur. Quoi de pire que de dire ça à une femme, même si celle-ci prétendait s’en moquer. Elle finit par dire, doucement en tentant de garder son calme :


    « Bonjour Gavroche ! Merci du conseil, mais je ne crois pas que ça tienne au gens comme moi qui n’ont pas besoin de vendre leur corps. »

    Qu’est ce qu’il pouvait être agaçant. Une fois encore, son regard se reporta sur la bambine. Bien sur, elle avait mesuré l’ampleur de sa méchanceté. Mais il l’avait bien cherché. Il était obligé d’avoir ce petit mot désagréable, qui vous donne envie de vous tirer une balle. Charlotte, elle, avait l’air d’apprécier sa glace. Elle lui rappela sa gloutonne de Sacha. Elles avaient également le même gout, puisqu’elle avait pris le même parfum que celui que prenait la petite Petridis-Haros. Elle eu une seconde fois une vilaine réflexion du Canadien. Elle se contenta de le fusillait rapidement du regard, avant de parlait d’un air enfantin à la belle brune :

    « Dis donc, ton papa n’est pas très gentil. Il ne te laisse même pas finir tranquillement ta glace. »

    Elle grimaça, tout en prenant une seconde cuillère de son pot. Comme si la glace pouvait la faire grossir. Elle se redressa également d’un coup, cette fois-ci en levant les yeux vers Gavroche. Après bien évidemment avoir avaler ce qu’elle avait dans la bouche.

    « Tiens au faite. Sacha serait ravie que Charlotte vienne à la maison demain. Ça ne te dérange pas j’espère. »

    L’idée sembla ravir la petite. C’est vrai que ça pouvait être vicieux comme jeu de se faire la guerre de la sorte. D’autant plus que par solidarité féminine, Cléo arrivait souvent à avoir le soutient des deux fillettes.
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Gavroche L.Givenchy

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MessageSujet: Re: Et le temps passe - Gavroche   Jeu 2 Avr - 13:19

Cléo et Gavroche sont comme deux opposés… À première vue. Pourtant, beaucoup de choses les rapprochent dont une plus importante que les autres : ils étaient tous les deux parents et surtout, célibataires. Les deux enfants étaient des filles de plus ou moins le même âge et surtout, amies, pour le plus grand malheur des deux adultes. Pourquoi se détestaient-ils ainsi au fait ? Rien de bien original en ce qui concerne Gavroche… Lui et sa façon toujours hautaine et désagréable de s’adresser aux gens qui ne l’intéressent pas (autrement dit : 99% de la populace). Ce jour là, lors de leur première rencontre, il ne s’était pas montré particulièrement méchant, mais il avait été froid et s’était amusé à envoyer quelques Vanes sur la façon qu’avait Cléo de coudre. Résultat ? Elle l’avait piqué avec l’aiguille la peste ! Bref, ça avait commencé à partir de RIEN. Ils se trouvaient maintenant comme deux gamins qui se chamailles pour un oui ou pour un non, contraint à se fréquenter parce que leur gosses tels Roméo et Juliette s’apprécient. Et bien soit ! Mais profitons alors que nos deux bambini soient encore trop petits pour comprendre pour s’envoyer de jolies baffes dans la figures.

« Bonjour Gavroche ! Merci du conseil, mais je ne crois pas que ça tienne aux gens comme moi qui n’ont pas besoin de vendre leur corps. »

Vendre leurs corpss… La garce ! Elle savait très bien que le jeune homme n’aimait pas cette vision des choses et encore moins le fait d’être devenu un objet commercial et elle en jouait bien ! Qu’importe, lui aussi connaissait de ses faiblesses… Notamment en ce qui concerne son amour pour son ex. Mais il n’allait pas jouer cette carte pour le moment, surtout qu’elle enchaîna sur tout autre chose qui fit pâlir notre top model. L’inviter ? Quoi ?? Gavroche jeta un regard foudroyant à son interlocutrice tout en maintenant sa fille serrée contre sa poitrine, sourcils froncés. Hélas, la petite Charlotte s’était prise au jeu du « je joue ma maman et je gronde mon père », un jeu auquel elle jouait souvent lorsqu’elle était en compagnie de Cléo la perfide. Ah ça ! Elle adorait monter sa propre progéniture contre lui, ce qui le blessait profondément bien qu’il n’en laisse rien paraître.

« Non papa ! T’es pas gentil d’abord, et je peux aller chez Sacha demain ? Sitoplééé papa… »

Pris au dépourvu, le Canadien se contenta d’un haussement d’épaule genre « on verra » bien que la réponse était déjà toute écrite dans ses yeux lagon. Aucune chance ! Il risquerait de faire un meurtre s’il revoyait cette femme avant la semaine prochaine. C’est alors que débarqua en pleine introspection, demoiselle Sacha qui, comme Charlotte auparavant, se jeta sur les jambes de Gavroche pour le saluer puis serra très fort sa petite copine dans ses bras… Avant de enfin, venir faire un énorme bisou à sa maman. Très franchement, notre dandy n’avait rien contre la gamine, elle était gentille et ne posait pas de problème, mais sa mère… Aaaaaaah !!!! C’est alors qu’il lui vint une idée… Soulevant Sacha pour la retirer des bras de Cléo, il la reposa proche de sa fille et leur recommanda d’aller jouer tandis qu’ils allaient parler un peu… Là, il les regarda 30 secondes s’enfuir vers les jeux puis détourna toute son attention vers la perfide brunette qui le regardait aussi…

« Okay… Charlotte vient chez toi demain mais à une seule condition… » Dit-il de son ténor suave tout en s’asseyant juste en face d’elle, les coudes posés sur la table.

Il semblait hésiter un instant… Mais il n’avait pas le choix, à ce sujet, elle seule pourrait l’aider… Rougissant très légèrement, il se mordit la lèvre inférieure avant de lancer tout de bon :

« ça fait quelques semaines que Charlotte me pose tous les soirs la même questions : ‘papa, comment on fait les bébés ?’ Et je t’interdis de rire c’est pas drôle ! J’en sais rien moi comment on f… Non ! C’est pas ça, disons que je n’sais jamais quoi répondre alors je lui ais raconter une histoire de chou et de rose dans un potager, puis d’abeille qui butine la fleur et enfin de cigogne pour la livraison mais… Enfin… Elle n’est pas stupide et… Elle saura que je lui ais menti. L’ennui… »

Il se redressa lentement en inspirant profondément, plongeant ses yeux bleus pâle dans ceux de la belle brune :

« L’ennui c’est que c’est ma fille et que ça me gêne de lui dire la vérité. J’ai peur de mal m’y prendre, de la choquer, ou… Et puis ça va ramener sa mère sur le tapis or j’ai pas envie d’en dire plus. »

C’est vrai, plus elle allait grandir, et plus elle allait comprendre… Comprendre qu’elle n’est pas une enfant voulue, comprendre que sa mère a voulue la tuer, qu’aucun amour n’a lié ses deux parents, et qu’elle était condamnée à ne jamais connaître Karolane. Ça, gavroche le savait, et cette idée le tuait… Il avait peur, chaque mois de l’année le rapprochait de ce jour où elle allait grandir et atteindre assez de maturité pour assimiler son passé. Lui en voudrait§elle ? s’en irait-elle ? Il n’en dormait plus la nuit. Sans gêne, le Don Juan s’empara de la cuillère de Cléo et lui faucha un peu de glace qu’il glissa immédiatement dans sa bouche.

« Je voudrais que ce soit toi qui lui en parles, Sacha a déjà due te poser cette question, et tu lui as répondu. Alors dis-lui ce que tu veux mais fais en sorte qu’elle arrête de me poser toutes ces questions.»

Sur ce, il fit un « coucou » de la main aux deux gamines qui criaient à leurs parents respectifs de les regarder faire de la balançoire.
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Cléo Petridis

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MessageSujet: Re: Et le temps passe - Gavroche   Jeu 2 Avr - 14:41

    Sacha était enfin arrivée. Astrea l’avait laissé rentrer toute seule comme une grande, mais ne la quitta des yeux qu’une fois que Cléo eut pris la relevé sur la surveillance de la petite. Son Sac a dos faisait presque sa taille, et à en voir sa façon de pencher, la jeune maman en avait conclus qu’elle avait encore dut vider tout son casier. D’abord, elle passa par la case Gavroche. C’est fou, comment pouvait-elle apprécier cet infâme homme. Contrairement à sa mère, elle semblait ne pas remarquer ses défauts. Qu’est ce que ça pouvait être bien les enfants parfois. Sacha était enfin arrivée près de sa grande petite copine. Et malgré le fait qu’elle avait sans doute passée leur journée ensemble, elles ne manquèrent pas de célébrer cette pseudo-retrouvaille par des échanges de baisers et des gros câlins. Chose dont Cléo eut également droit, peut être un peu plus négligé à cause de cet abruti de Gav’ qui avait tiré la gamine des bras de sa mère histoire qu’elle s’en aille jouer avec la petite Charlotte qui attendait patiemment. Cléo le toisa d’ailleurs pour ce geste, avant de reporter son regard sur les deux filles qui finirent tout de même par s’éloigner.

    « Je t’ai déjà dit à quel point je te détestais ? »

    Avait-elle dit, tout en le laissant enfin s’installer face à elle. Il avait pris un peu plus de temps avant de décrocher son regard des deux petites. D’ailleurs lorsqu’il finit par le poser sur la Petridis, celle-ci avait déjà son visage enfouit dans son pot. Presqu’enfantin comme image. Inutile de vous cacher que par moment il lui arrivait de se permettre certains comportements avec le canadien qu’elle n’aurait jamais eu avec d’autres personnes. Au fond, ce n’était pas vraiment de la haine qu’elle éprouvait pour lui. Non c’était plutôt taquin comme liens qu’ils entretenaient. A une époque elle avait beaucoup d’antipathie pour lui. Mais à force de le côtoyer et le fait également qu’il ait eu mis au monde la petite Charlotte faisait que leur disputes avaient plus pris une tournure moins tragique. Bien que les envies de meurtres étaient toujours là.

    Les deux coins s’étaient étirés de sa bouche. Il lui avait ordonné de ne pas rire. Comme si elle allait se gêner. Elle pris tout de même le temps de l’écouter. Avant de finir par éclater. En tapant presque du pied. Non mais sérieux, si elle ne savait pas se retenir, elle aurait surement pu se faire pipi dessus, tellement c’était ridicule comme angoisse. Elle finit tout de même par reprendre son souffle lorsqu’il finit par lui expliquer l’ampleur de la situation. Elle ignorait les détails de la séparation entre Gavroche et son ex-femme, mais il lui avait déjà confié certains fait de leurs passés à lui et sa fille. C’était assez tragique. Cléo avait également connu une séparation violente, enfin violente dans le sens où elle n’avait pas pris le temps d’être réfléchi. A l’époque, elle était encore très jeune, et n’arrivait à prendre du recul sur ce qu’il lui arrivait. Elle s’était bêtement laissée guider par des gens qui se disaient « adultes ». Bref, une fois son sérieux pris. Elle leva la main droite, tout en disant :


    « C’est mignon, tu rougis…C’est bon, je te promets de lui donner une explication pas loin de la vérité, sans avoir à mentionner sa mère. »

    Elle lui adressa un sourire presque sympathique. Elle savait à quel point s’était agaçant pour lui de devoir lui demander à elle, la maman chiante de lui rendre ce service. Mais il ne devait pas non plus en ignorer les conséquences, l’idée de l’épargner lui passa d’ailleurs par la tête. Non. Ce n’était pas possible, surtout lorsque la perche lui était tendu aussi facilement. Elle finit donc par dissiper son sourire, tout en disant satisfaite d’elle-même :

    « Mais tu n’ignores pas que j’ai également ma condition… Plutôt simple, je te promets. Tu n’auras qu’à dire : " Cléo Petridis est meilleure que moi, et elle n’est pas grosse. »

    Elle lui adressa un clin d’œil tout en s'adossant droitement à sa chaise. Le temps de s’étirer qu’il lui avait piqué sa cuillère en lui prenant un peu de sa glace. Elle le foudroya du regard, en lui arrachant ce qu’il lui appartenait, en manquant presque de sortir les dents. Elle pris tout de même la peine de grogner :

    « C’est ma glace d’abord !! Et puis, je croyais que tu tenais à ton Jean ! »

    Elle s’était de nouveau mise à regarder les filles. Malgré le fait qu’elle savait qu’elle ne devait ne pas s’inquiéter pour elles. Mais comme tout bon parent elle se devait de surveiller ces dernières. Elle finit par soupirer, en avouant :

    « A cause de toi, je serais également obligée de l’expliquer à Sacha, t’es vraiment chiant. »

    A vrai dire, elle avait pensé qu’Anthony pouvait lui l’expliquer à leurs gosses. D’autant plus qu’il était plus qu’il avait bien plus d’imagination qu’elle. Et puis tout le monde devait redouter ce moment où l’enfant allait finir par se poser la question. Bon, de toute façon elle n’avait pas grand-chose à dire. Et puis elle n’allait pas lui refuser ce service. Le seul qu’il lui avait demandé depuis qu’ils se connaissaient.
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